La saison de la confirmation pour Illkirch

Floréal Hernandez

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Avec modération. L'exceptionnelle année 2008-2009 de la SIG (qualification pour le Final Four) n'a pas grisé les dirigeants illkirchois. Alors que la saison débute samedi avec un déplacement dans la banlieue de Nantes, à Rezé, ceux-ci se montrent pondérés quant aux ambitions du club. Une montée en Ligue féminine n'est jamais évoquée. « On espère être dans les huit premiers », avance Luc Pfister, le président de la SIG. Philippe Breitenbucher, l'entraîneur, détaille : « Ce serait déjà une bonne année si on se maintient et qu'on est dans le top 8. »

Un discours petits bras ? Non. Le budget illkirchois est en deçà de la moyenne des clubs de Nationale 1 avec 450 000 euros. Et puis la SIG a perdu son joyau, Allison Vernerey. L'intérieure, élue MVP espoir de N1 l'an dernier, est partie poursuivre ses études aux Etats-Unis. Difficile de remplacer une joueuse à 14,5 points et 11,3 rebonds de moyenne. « On ne peut pas, admet Philippe Breitenbucher. On a donc essayé de recruter des joueuses polyvalentes sur les postes d'ailière et d'intérieure. On va jouer sur leur mobilité et leur adresse extérieure mais on aura un peu moins d'impact. »

Pour assurer son maintien en N1, la SIG a misé sur Lina Brazdeikyte, premier contrat pro de l'histoire du club. La Lituanienne, championne d'Europe 1997 et passée par le Racing, s'est engagée pour deux saisons et entraînera aussi les équipes de jeunes. Trois autres joueuses sont venues renforcer l'effectif illkirchois : Bettina Kadila (Hainaut espoirs, N2), Chloé Westelynck (Centre fédéral) et Charline Servage (SABC). « Ce sont des joueuses qui ont souhaité venir chez nous, se réjouit Luc Pfister. On n'a pas eu à fureter auprès d'agents. L'équipe aura le même état d'esprit que l'an dernier, la même philosophie. »

Les bons résultats des filles de la SIG avaient attiré les spectateurs dans leur salle, rue de la Poste. Une moyenne supérieure à 800 personnes et quelques pointes à plus de 1 000. « C'était une bonne surprise. J'espère qu'ils vont retrouver le chemin », plaisante le président. « L'équipe dégageait de la sympathie. Les gens partageaient nos valeurs. Elles sont toujours là. Mais pour que les gens reviennent, il faudra des victoires », prévient Philippe Breitenbucher. W