Laurent Foirest est toujours aussi vert

Stéphane Marteau

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« Ça me plaît d'évoluer pour Vincent Collet », explique Laurent Foirest (en vert).
« Ça me plaît d'évoluer pour Vincent Collet », explique Laurent Foirest (en vert). —

Inoxydable. Alors qu'il fêtera ses 36 ans dans deux semaines, Laurent Foirest s'apprête à débuter sa 21e saison professionnelle. Monument du basket français, le sextuple champion de France a décidé en juin dernier de rempiler pour une année supplémentaire à l'Asvel qu'il a rejointe il y a trois ans. « C'est l'envie de jouer qui m'a incité à prolonger, nous a-t-il confié. Et puis ça me plaît d'évoluer pour Vincent Collet. »

Considéré comme « un guide » par son coach qu'il aurait pu rejoindre en équipe de France, l'ailier, ménagé ces derniers jours en raison d'une blessure aux ischio-jambiers, ne tarit pas d'éloges sur le nouvel effectif villeurbannais. « Sur le papier, nous avons une belle équipe avec des mecs sympas qui ont envie de travailler. Même si les nouveaux auront besoin d'un peu de temps pour s'adapter au jeu bien huilé préconisé par Vincent dans lequel il n'y a pas de place pour les individualités. »

Les recrues l'ont séduit, notamment les Américains Bobby Dixon et Curtis Borchardt. « Il nous manquait un peu de folie au poste de meneur la saison dernière. Dixon devrait nous en apporter. Il faudra le laisser s'exprimer tout en sachant qu'il doit aussi faire jouer l'équipe. Quant au pivot, il est assez impressionnant. Il est mobile et dur à bouger. C'est ce qui manquait ces dernières années aux équipes françaises engagées en Euroligue. »

L'ancien vice-champion olympique en 2000 est par conséquent optimiste sur les chances de l'Asvel d'atteindre le Top 16 européen, lui qui avait disputé la finale de l'Euroligue avec Vitoria (Espagne) en 2001. « On a l'équipe pour. On est grand, physique, rapide, et on peut pratiquer tous les styles de jeu », souligne-t-il. W