Cavendish au bout de l'ennui... Nocentini toujours en jaune...

A.P.

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Mark Cavendish s'impose lors de la 11e étape du Tour de France, le 15 juillet 2009
Mark Cavendish s'impose lors de la 11e étape du Tour de France, le 15 juillet 2009 — C.Platiau / REUTERS
La 11e étape: Vatan - Saint-Fargeau (192km, mercredi 15 juillet)
 
Le tiercé gagnant :
1) Cavendish 2) Farrar 3) Hutarovich

Le résumé de l'étape
 
Après l’épisode de l’oreillette cassée du 14 juillet, le peloton du Tour s’est à nouveau offert une balade bucolique sur les routes de la  Nièvre et de l’Yonne. Promise aux sprinteurs (comprendre Mark Cavendish), cette 11e étape a bien mérité son qualificatif «d’étape de transition». Deux hommes vont se dévouer pour tromper l’ennui. Il s’agit du Polonais Marcin Sapa et du Belge Johan Vansummeren, dont l’avance ne va jamais dépasser cinq minutes. Pour la première fois depuis le début de ce Tour, les Français font eux relâche. Comme prévu, les deux fuyards sont avalés par le peloton dans les derniers kilomètres. Columbia amène dans un fauteuil Mark Cavendish qui se joue du dernier virage, de l’arrivée en montée et de Tyler Farrar pour claquer sa quatrième victoire. On connaissait déjà la chanson.

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Le point les maillots
 
Le maillot jaune: Rinaldo Nocentini
Le maillot vert: Mark Cavendish
Le maillot à pois: Egoi Martinez
Le meilleur jeune: Tony Martin

Tous les classements ici

Le Français du jour
 
Personne. Omniprésents depuis le départ de Monaco, les Français sont restés dans le rang. Dans le sprint final,  Lloyd Mondory gratte une huitième place. Romain Feillu, 24e, passe à côté de son sujet. Dommage, l’arrivée était taillée pour lui.
 
Le loser du jour
 
Le téléspectateur qui a perdu trois heures de sa vie.
 
La remarque à la con
 
Grâce à Mark Cavendish, l’Ile de Man repasse devant la France avec quatre victoires contre trois. Une façon comme une autre de relativiser le bilan tricolore.
 
On the road with Armstrong
 

De son propre aveu, l’Américain avait passé le 14 juillet sa journée la plus tranquille sur un Tour de France. L’étape du jour ne l’a pas beaucoup plus stressé. Relax, Armstrong a passé une partie de la journée à discuter avec Andy Schleck. On serait Alberto Contador, on se méfierait.
 
La 12e étape : Tonnerre – Vittel (211,5 km)
 
Le résumé anticipé:
après trois journée de repos, le peloton a décidé de donner du rêve au public. Dès le kilomètre zéro, c’est un feu d’artifice, les attaques se succèdent mais aucun groupe n’arrive à se détacher. Après 50 kilomètres de bagarre, un groupe de quatre coureurs prend les devants. Affûté comme jamais, Christophe Moreau se dit que 38 ans, c’est peut-être le bon âge pour gagner une étape. Jérôme Pineau est aussi de la partie, prêt à mettre fin à cinq ans sans victoire. Très vite l’échappée prend 10 minutes d’avance. L’entente règne dans le groupe de tête quand Pineau et Moreau se fâchent pour l’attribution des trois points de la côte de Morlaix. C’est moment choisi par l’Espganol Gutierez et l’Italien Righi pour se débarrasser des deux râleurs français. Incapable de s’entendre, Moreau et Pineau passent les 30 derniers kilomètres à se pourrir. A Vittel, Gutierez devance Righi. Moreau et Pineau sont eux repris dans le dernier kilomètre par le peloton. «I love french riders», ironise Armstrong sur son Twitter.