Casar encore deuxième… Evans attaque pour rien…

TOUR DE FRANCE Luis-Léon Sanchez souffle la victoire au Français...

A.P.

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 Luis-Léon Sanchez bat Sandy Casar à l'arrivée de la 8e étape du Tour de France, le 11 juillet 2009
 Luis-Léon Sanchez bat Sandy Casar à l'arrivée de la 8e étape du Tour de France, le 11 juillet 2009 — J.P Pelissier / REUTERS
La 8e étape : Andorre-la-Vieille - Saint-Girons (176,5 Km)

Le tiercé gagnant : 1) Sanchez 2) Casar 3) Astarloza

Le résumé de l’étape

Aussi improbable qu’un nouvel album des Beatles ou qu'une victoire du PRG aux Législatives, le début de l’étape est marquée par une attaque de Cadel «Surtout je ne bouge pas» Evans dans le col de l’Envalira. L’Australien se glisse dans un groupe d’une dizaine d’hommes parti à la poursuite de Sandy Casar. Chez Astana, on trouve que la plaisanterie à assez duré et on lâche les chiens. L’échappée est condamnée si Evans ne se relève pas, Cancellara essaye d’ailleurs de lui faire comprendre dans toutes les langues que peut maîtriser un Suisse. Au moment où le peloton revient, un groupe de huit parvient à repartir. Dans le col de Port, ils ne sont plus que quatre: le Russe Efimkin qui couvre son coéquipier et maillot jaune Nocentini, les Espagnols Sanchez et Astarloza. Casar a réussi à s’accrocher au bon wagon. Du côté des favoris, Andy Schleck attaque pour la forme dans le Col d’Agnès, mais cinq Astana sautent dans sa roue. La victoire va se jouer au sein du quatuor de tête. Tricard auprès des trois autres, Efimkin tente sa chance à trois kilomètres de l’arrivée, mais loupe son coup. Comme redouté, le pauvre  Casar lance son sprint trop tôt et se fait cueillir à 50 mètres de la ligne par Luis-Léon Sanchez. Ca ne peut pas non plus sourire tous les jours pour les Français.  
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Le point sur les maillots

Le maillot jaune: Rinaldo Nocentini
Le maillot vert: Thor Hushovd
Le maillot à pois: Christophe Kern
Le meilleur jeune: Tony Martin

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Le Français du jour

Admirable Casar. Du premier aux dernier kilomètre, le coureur de la FDJ a animé l’étape. On l’a enterré dix fois, dix fois il est revenu. Sa seule faute aura été de lancer le sprint à 200m de la ligne au moment de la jonction avec Efimkin. Luis-Léon Sanchez n’attendait que cette occasion. Pour la cinquième fois, le Francilien échoue encore à la deuxième place d’une étape du Tour. Peut-être qu’il lui faut percuter un chien pour gagner comme en 2007.



On the road with Armstrong

A part un nouveau contrôle antidopage matinal, Lance a passé une journée paisible. L’attaque de Cadel Evans lui a rappelé cette bonne vieille époque où la Telekom d’Ullrich essayait – toujours en vain – de le prendre en traître. Entre deux blagues échangées avec Leipheimer et Menchov, Armstrong a observé les Astana  verrouiller la course. On se serait presque cru revenir au temps du train bleu de l’US Postal. Contador en plus. C’est bien ça le problème pour le Texan.

Le loser du jour

Vladimir Efimkin pour vous servir. Dispensé de relais dans l’échappée par sa position de coéquipier du maillot jaune, le Russe devait être le plus frais dans le final de l’étape. Mais voilà, le coureur d’AG2R a voulu faire le malin en passant son temps à attaquer ses compagnons d’échappée dans le Col d’Agnès. Résultat, les trois autres se sont entendus sur un «Tout sauf Efimkin» qui s’est avéré bien plus efficace que le «Tout sauf Ségolène».

La 9e étape: Saint-Gaudens – Tarbes (176,5km)


Le résumé anticipé: Méconnaissable depuis sa rencontre avec les joies de l’attaque, Cadel Evans fausse compagnie au peloton dès le kilomètre zéro. Remonté qu’un leader empiète sur son domaine réservé, Stéphane Augé le prend en chasse. Un groupe de dix s'en va, Lance Armstrong laisse alors croire à Evans qu’il peut s’échapper et lui accorde deux minutes avant d’attaquer Aspin. Dans la montée, seul Brice Feillu peut suivre l’Australien. Nocentini, malade, est irrémédiablement lâché. Alberto Contador devient maillot jaune virtuel, Armstrong décide alors de faire relever les Astana. Seul le Portugais Paulinho reste loyal à Contador et assure le train avant d’exploser dans le Tourmalet. Refroidi à l’idée de partir à la poursuite d’Evans à travers la vallée qui mène à Tarbes, Contador se fait à l’idée de donner le maillot à l’Australien. A Tarbes, Brice Feillu – qui n’est pas le frère d’un sprinteur pour rien – domine Evans. Le peloton arrive avec 3’20mn de retard sur le duo. Le leader de la Silence-Lotto s’empare du maillot jaune pour 13 secondes. «Si j’ai laissé le maillot à Evans, c’est pour le bien d’Alberto, il me remerciera peut-être», défend Armstrong quand on lui demande s’il ne l’a pas fait un peu exprès.