Laurent Lefèvre, l'unique ch'ti à prendre le départ du Tour de France à monaco

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Lefèvre espère remporter une étape.
Lefèvre espère remporter une étape. — AFP

C'est une espèce en voie de disparition, et pourtant, personne ne se bat vraiment pour elle. Demain, le Tour de France s'élancera de Monaco, et dans le peloton, la région ne comptera qu'un seul représentant. Il s'agit de Laurent Lefèvre, de l'équipe Bbox, qui portera ainsi les espoirs de tous les ch'tis. « Je me sens bien. Je n'ai pas de pépin physique. J'arrive dans les meilleures dispositions », explique le natif de Berlaimont dans La Voix du Nord.

Si le Nord-Pas-de-Calais n'a jamais eu un contingent extraordinaire sur la route du Tour, il n'était pas tombé aussi bas depuis bien longtemps. Et encore, le zéro pointé n'est pas passé loin. « C'est le seul nordiste du Tour ? Vous me l'apprenez ! Il s'en est fallu de peu, parce qu'il était en balance avec d'autres chez nous », explique Jean-René Bernaudeau, le directeur sportif de l'équipe, qui a par ailleurs dû écarter un autre ch'ti de la Bbox, Olivier Bonnaire. Quant à John Gadret, il n'a pas été non plus retenu par Vincent Lavenu, son directeur sportif au sein de l'équipe AG2R.

« C'est une vraie mise en garde pour le Nord. Il n'y a que le Sud-Ouest et la Bretagne qui résistent », poursuit Jean-René Bernaudeau. Dans une région qui accueille chaque année la plus belle classique du monde (Paris-Roubaix), c'est dommage.

Mais, à l'image de Cédric Vasseur en 1999, un bon parcours de Laurent lefèvre pourrait finir par sauver les meubles. « Si je peux maintenant aller chercher une petite étape... Ça fait quand même quelques années que je tourne autour », explique Laurent Lefèvre. Son boss n'en espère pas moins. « On attend qu'il provoque la chance. On n'a pas coché d'étape en particulier pour lui, tout dépendra des concurrents. Si Cavendish a envie de tout gagner, ce sera dur », conclut Jean-René Bernaudeau. W

A. M.