Roger Federer: «Les gens ont tendance à être pour l'autre quand tu gagnes tout le temps»
TENNIS•Le Suisse revient sur son match contre Haas et sur la défaite de Nadal...Propos recueillis par A.P.
De notre envoyé spécial à Roland-Garros
C'est un Federer enrhumé («c'est normal chez moi») qui est venu répondre aux questions sur sa remontée contre Tommy Haas (un peu) et sur l'élimination de Rafael Nadal (beaucoup plus).
A quel moment avez-vous senti que le match tournait en votre faveur ?
Après le coup droit (sur balle de break pour Haas dans le troisième set). C'était simple. J'ai fait le point et je me suis que j'allais inverser le sort du match. Avant ça, je jouais trop mal du fond de court, je jouais sans rythme. Le mérite en revient à Tommy Haas qui a réalisé un très bon match.
Comment avez-vous vécu l'élimination de Rafael Nadal?
Je l'ai vécu comme une grande surprise. Pour être honnête je ne m'y attendais pas. Mon scénario rêvé était de battre Rafa en finale. Mais je dois me concentrer sur mes matchs comme face à Haas aujourd'hui.
Avez-vous regardé le match?
J'ai un peu regardé avec mon masseur. J'ai juste assisté à la fin du quatrième set à la télé comme un fan de tennis. J'ai été impressionné par le niveau de jeu de Soderling. Après personne n'est venu vers moi pour me dire ''Voila, il faut que tu le fasses, c'est l'année ou jamais''. Tant mieux, ce n'était pas le discours que je voulais entendre. On est resté calme dans mon équipe.
Il y a aura moins d'émotion si vous gagnez Roland-Garros contre un autre joueur que Nadal ?
Non, pas vraiment. A la fin peu importe contre qui tu gagnes. Bon, je répondrai une autre fois à cette question (sourire).
Quand vous étiez en difficulté le public vous a soutenu, ce qui n'a pas été le cas dimanche pour Nadal. Comment l'expliquez-vous?
Je ne sais pas. Peut-être parce que Soderling a fait le jeu. Malheureusement aussi, les gens ont tendance à être pour l'autre quand tu gagnes tout le temps. J'ai vécu ça. En 2006-2007, c'était devenu un spectacle quand je lâchais un set. Il faut en passer par là.


















