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L'histoire de malade de Razzano
TENNIS•La Française aborde avec relativisme son 8e de finale à Roland-Garros...R.S.
Ne pas y voir un soupçon de jalousie. De ce côté-là, Virginie Razzano n'a qu'une seule crainte. «Qu'on lui pique son mec.» La Nîmoise «ne supporte pas qu'on drague son copain», Stéphane Vidal, qui, au passage, est aussi l'un de ses coachs sur le circuit. Si le tennis féminin français se résume pour beaucoup au triptyque Mauresmo - Bartoli - Cornet, «Virgin», «et pas Ninie, vous êtes gentils!», a «autre chose à penser, d'autres soucis à gérer. La vie n'est pas facile, il faut prendre les bons côtés des choses quand il y en a.»
La Française opposée à Samantha Stosur en huitièmes, accueille les louanges avec un détachement touchant. Comme si ses résultats sur le court étaient devenus secondaires. Du moins beaucoup moins importants que la maladie grave qui touche son fiancé depuis des mois. A 26 ans, Virginie Razzano est devenue relativiste. Son approche des matchs et de la pression n'est plus la même. Elle ne joue seulement pour elle, mais avant tout pour celui qui la suit.
«Prête à jouer à poil»
Depuis le début de saison, la 36e joueuse mondiale a choisi de limiter l'enchaînement des tournois. Les retours à Nîmes, le fief familial, sont plus fréquents. Et dans les gradins de Roland, le clan Razzano est l'un des plus fournis. Oncles, tantes, amis, sparring, entraîneurs et membre de la belle famille. Tous soutiennent la dernière rescapée française du tableau, prête à tout pour avancer. Même à «jouer à poil», lorsqu'une représentante de la WTA, lui demande de retirer des badges publicitaires cousus sur son t-shirt.
«Je n'allais pas bousiller tous mes t-shirts en les découpant aux ciseaux, piaffe celle qui refuse de se projeter trop loin dans le tableau. Je n'y pense pas à l'avance. Je suis contente de ce que je fais, de ma réussite. Tout cela est mérité par un travail assidu. Par contre, je suis telle que je suis, j'essaie d'être simple, sympa avec les gens et je continue à avancer dans ma vie professionnelle comme dans ma vie privée.» Jusque là, la recette a plutôt bien fonctionné.


















