Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Kombouaré, éternel casque d'or

Kombouaré, éternel casque d'or

FOOTPortrait du futur entraîneur du PSG qui pourrait signer mercredi...
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre rédaction lilloise

Sa légende est née un soir de printemps 1993. D’un coup de boule rageur, Antoine Kombouaré vient d’envoyer le Real Madrid au tapis, et le PSG en demi-finale de la Coupe de l’UEFA. Il devient Casque d’Or. Seize ans plus tard, alors qu’il va quitter le banc de Valenciennes pour s’asseoir sur le banc du Parc, le sobriquet n’a pas changé. Il faut dire qu’il lui colle à la peau. Le Kanak a la tête dure, et un cœur en métal précieux.



Ses joueurs? Des «guerriers sur qui il faut marcher pour gagner»


Tête dure, parce que Kombouaré, il vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi. «Je suis sympa avec les gens sympas, et con avec les cons» soulignait-il à l’époque où Pascal Praud avait qualifié ses joueurs de « pompes à vélo ». Un entraîneur au passif avéré avec les arbitres. Capable de traiter Frédéric Antonetti de «pleureuse» devant les caméras de télévision. Qui déteste que les journalistes le vouvoient. Qui peut faire enlever sa casquette à son interlocuteur devant une large assemblée. Entier. Dur. Impulsif. Mais aussi «honnête», «humain», «juste» selon la plupart des joueurs qu’il a croisés.


«C’est un bourreau de travail», affirme Francis Decourrière, son président depuis quatre ans dans le Nord. Un chef de bande, aussi. Son équipe est un clan, il en est le chef, et se félicite que ses joueurs soient des «guerriers sur qui il faut marcher pour gagner». A son image, en fait, construite par ses origines calédoniennes et son passage à Aberdeen, qu’il a «adoré». Inutile par exemple de chercher sa trace dans les salons VIP. Dès la fin des matchs, il rejoint directement sa famille.


«C’est un bourreau de travail», affirme Francis Decourrière, son président depuis quatre ans dans le Nord. Un chef de bande, aussi. Son équipe est un clan, il en est le chef, et se félicite que ses joueurs soient des «guerriers sur qui il faut marcher pour gagner». A son image, en fait, construite par ses origines calédoniennes et son passage à Aberdeen, qu’il a «adoré». Inutile par exemple de chercher sa trace dans les salons VIP. Dès la fin des matchs, il rejoint directement sa famille.


Dans le Nord, où il était maître de tout le pôle sportif, c’est une force. A Paris, c’est à voir. Son atout ? Il est un ami proche d’Alain Roche, l’homme qui monte au PSG, mais aussi son partenaire de golf. L’esprit club, certainement.