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Les plus grandes reliques de Paris-Roubaix sont conservées dans un grenier

Paris-Roubaix : Les plus grandes reliques de l'Enfer du Nord sont conservées dans un grenier

Paris-Roubaix:Le Nordiste Pascal Sergent possède une collection unique sur la reine des classiques
François Launay

François Launay

L'essentiel

  • Pascal Sergent, historien de la course, possède une collection incroyable sur Paris-Roubaix.
  • Le Nordiste de 64 ans possède des maillots, fanions et trophées de vainqueurs originaux.
  • Une collection personnelle gardée dans son grenier faute de musée existant dédié à la course.

Plus de 300 maillots cyclistes, des photos de coureurs ou encore des unes de journaux. Dans son grenier et son bureau, Pascal Sergent accumule tout. Des mètres cubes de souvenirs sur le cyclisme et en particulier sur Paris-Roubaix dont l’édition 2022 se court ce dimanche 17 avril.

Ce Nordiste de 64 ans a sans doute la collection personnelle la plus importante sur l’enfer du Nord. Avec des pépites originales qui parlent aux passionnés. « J’ai le fanion de vainqueur de Bernard Hinault en 1981, le vélo de Duclos-Lassalle de 1992. Et puis, j’ai également 35 maillots originaux portés en course et surtout pas lavés dont quatre de vainqueurs (Planckaert en 1990, Duclos Lassalle en 1993, Tchmil en 1994 et Museeuw en 1996). Quand on met le doigt dans un engrenage, la passion s’y met », sourit cet ancien cadre de la fonction publique territoriale.

Une passion née dès l’âge de 8 ans

Roubaisien de naissance, Pascal Sergent a découvert la course à l’âge de 8 ans quand son père l’a emmené assister à l’arrivée. La passion pour la reine des classiques l’a pris et ne l’a plus jamais quitté. « C’est une véritable dramatique. Tout peut arriver à n’importe quel moment que ce soit une chute ou une crevaison. Ça dépasse la simple course cycliste. Le vainqueur de Paris-Roubaix entre dans l’histoire du sport. Ce n’est pas juste le vainqueur d’une course », assure le passionné

Considéré dans le monde du vélo comme l’historien de Paris-Roubaix, Pascal Sergent a écrit une dizaine d’ouvrages consacrés à l’enfer du Nord. Un travail qui lui a permis de rencontrer et de se lier d’amitié avec des grands champions cyclistes.

Ami avec les plus grands

« Ce n’est pas le fétichisme des objets qui compte mais plutôt le rapport avec les personnes. Grâce aux livres que j’ai écrits, j’ai eu la chance de devenir ami avec des champions comme Jan Janssen, Hennie Kuiper ou Bernard Hinault. C’est ça qui m’anime. Les objets sont là mais c’est le lien humain qui prime d’abord », résume Pascal Sergent.

Des objets qu’il aimerait montrer au plus grand nombre plutôt que de les laisser dans son grenier. Maintes fois annoncé depuis des années par les élus mais jamais mis en place, le musée de Paris-Roubaix est devenu un serpent de, mer.

Un musée qui ne voit toujours pas le jour

« Quand on voit aujourd’hui le musée du Tour des Flandres qui marche du tonnerre en Belgique, je ne comprends pas qu’il y ait un blocage chez nous. Ce n’est même pas une affaire financière puisque la collection est là. Je peux la mettre à disposition dans le cadre d’une convention. Je crois qu’une collection doit être vue par le public. Je regrette qu’il n’y ait pas de musée consacré à la course ». Message une nouvelle fois envoyé aux décideurs, histoire que cette collection exceptionnelle arrête de prendre la poussière dans un grenier.