Cédric Sorhaindo: «Si Paris descend, je ne pense pas rester»

HANDBALL Le pivot international du Paris-Handball quittera la capitale en cas de relégation...

Recueilli par Romain Scotto

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Le pivot international parisien, Cédric Sorhaindo lors d'un match de Coupe d'Europe avec Paris le 21 février 2009 contre Skopje.
Le pivot international parisien, Cédric Sorhaindo lors d'un match de Coupe d'Europe avec Paris le 21 février 2009 contre Skopje. — AFP

Son équipe vient de s’incliner à domicile face à Chambéry (26-33), vendredi soir, mais il ne perd les bonnes habitudes. Relégable où pas, la star du Paris-Handball, champion du monde en début d’année avec les Bleus, reste de longues minutes sur le parquet de Coubertin pour griffonner quelques autographes et poser sur les photos. Conscient des dangers qui guettent son équipe, Cédric Sorhaindo livre aussi son analyse à 20minutes.fr…

Paris joue bien, mais Paris perd. Vous vous sentez impuissant?



On va dire amer, parce que je pense qu’on développe l’un de nos meilleurs jeux de la saison. On a joué à un bon niveau mais bon il y a encore quelques petites choses qui nous mettent en dedans. En face, il y a une grosse équipe et ils font moins d’erreurs que nous. Ils sont plus précis. C’est ce qui fait la différence à la fin du match. On a eu un moment de flottement et ça nous coûte cher.



Il vous reste deux matchs pour vous sauver maintenant…



La victoire aura été un bonus, un espoir. Il reste deux matchs à ne pas prendre à la légère. On pourra dire ce qu’on veut mais on est 13es… Les équipes qu’on va rencontrer sont devant nous. Donc on n’a pas le droit à l’erreur. Pas le droit de sous estimer l’adversaire. Ce seront deux très bons matchs. Pour moi, l’équivalent d’une finale. On doit essayer de sauver la saison et s’en sortir le mieux possible.



Qu’est ce qui a manqué à votre équipe pour qu’elle soit relégable aujourd’hui?

De la discipline, de la rigueur, de l’envie. A certains moments tout le groupe a douté. Dont moi. En ayant perdu la confiance qu’on avait acquis sur les matchs aller, ça a joué sur notre moral. Voir qu’on essayait, mais qu’on n’y arrivait pas… C’est ça qui a pesé dans la balance. Maintenant, Olivier (Girault) nous dit de continuer comme ça. On fait un très bon match contre Chambéry et il faut s’en servir.



Sur le terrain, que vous apporte Olivier Girault justement?



Son expérience. C’est quand même un joueur qui a vécu beaucoup de choses. Il a beaucoup de titres en équipe nationale. Il pèse en défense comme en attaque. On écoute ses conseils même si lui aussi est à notre écoute. Sa présence nous rassure un peu. Au moment où ça part en vrille, il nous apporte sa sagesse. C’est le guide.



Si Paris descend, vous quitterez sûrement le club?

Pour l’instant, je ne sais pas. Je ne pense pas vraiment à la descente. Je vais donner tout ce que j’ai comme je l’ai toujours fait dans toutes les catégories où je suis passé ici. Après cinq ans de vie commune, ça me ferait mal de partir parce que le club est relégué. On est compétiteurs. Il faut respecter le maillot. Moi, je l’ai toujours respecté. Je le respecterai jusqu’au bout. Mais pour l’instant, je n’ai aucune idée. Je suis dans le néant, comme tout le monde. On verra dans deux semaines quand il y aura une réponse. Mais franchement, si on est en D2, je ne pense pas que je resterai.