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« L'avenir est un point d'interrogation »

« L'avenir est un point d'interrogation »

Cinquième de la Pro B, le MV13 n'accédera pas à l'élite. Quel bilan tirez-vous de cette saison ?
Recueilli par Sandrine Dominique

Recueilli par Sandrine Dominique

Cinquième de la Pro B, le MV13 n'accédera pas à l'élite. Quel bilan tirez-vous de cette saison ?

On est déçus, fortement déçus car l'équipe a montré, quand elle était en possession de tous ses moyens, qu'elle était la plus forte en match. Hélas, cela n'a pas été le cas sur toute la saison. L'hécatombe des blessés nous a fait mal. Peut-être n'a-t-on pas agi comme il le fallait à ce moment-là. On aurait dû aller plus loin dans l'abnégation, ne pas s'apitoyer et plutôt se préparer pour des jours meilleurs. Ce qu'on a réussi à faire à partir du match retour contre Avignon. Après trois matchs, trois victoires, il y a eu une prise de conscience que le challenge était faisable. Mais au lieu de garder cet état d'esprit conquérant, on a recommencé à négliger les choses, malgré mes mises en garde.

Quel va être l'avenir du club ?

L'avenir est un point d'interrogation. On travaille d'arrache-pied, mais on n'est pas récompensés. Moi, je suis usé. J'aurais aimé faire bouger les choses, mais je ne suis pas Jésus. Il faut une volonté politique qui nous soutienne. Il est triste d'imaginer qu'il n'y ait pas de réelle réflexion des institutions sur ce qu'un club comme le MV13 pourrait apporter à la ville. La municipalité devrait travailler main dans la main avec toutes les disciplines. Mais hormis le foot, Marseille n'a ni club de rugby de haut niveau, ni club de basket, ni de hand... On préfère inviter le RCT à évoluer au Vélodrome ou Istres Handball à jouer au Palais des sports. Cela fait désormais trop longtemps qu'on plante un coup d'épée dans l'eau...

Cela signifie-t-il que vous allez quitter le navire ?

Si j'arrête, il faut trouver un président qui assure derrière, surtout financièrement, comme je l'ai fait pendant trois ans. Mais ça m'étonnerait qu'on trouve, et pendant vingt ou trente ans il n'y aura plus de volley pro à Marseille. C'est dommage, car les garçons veulent rester avec nous, ils sont revanchards. Il y a même plus d'une vingtaine de joueurs de haut niveau qui souhaitent nous rejoindre. Par respect pour eux, je ne tarderai pas à leur annoncer ma décision de continuer ou non. Mais une chose est sûre : Marseille a tout pour réussir et être la capitale du volley en France. W