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Laurent Blanc juge durement le foot français

Laurent Blanc juge durement le foot français

FOOT – L'entraîneur bordelais s'est confié au journal «L'Equipe». Un constat radical…
M. Go.

M. Go.

Laurent Blanc est connu pour son franc-parler. Une honnêteté qui l’amène à dire des choses sensées sur le football français. Sensées et donc parfois déprimantes. A deux jours de la finale de la Coupe de la Ligue que dispute son club face à Vannes, Lolo s’est confié au journal «L’Equipe». Ca dézingue. «Tous ceux qui disent que le football français souffre d'un manque d'argent, de structures, de mécènes, de la fiscalité... ont raison. Mais le seul qui a dit que son plus gros problème, c'est sa culture, c'est Raynald Denoueix. En Espagne ou en Italie, le football est un vecteur essentiel dans la vie des gens (...) En France, à part deux ou trois points géographiques, c'est un loisir, un spectacle. Le problème, c'est qu'on n'arrivera jamais à combler notre retard», confie Blanc dans cette interview dont de larges extraits sont repris jeudi matin par «L’Equipe.fr».«Je suis réaliste. On a la chance inouïe d'avoir 1998. On a fait quoi? Du retapage. L'Allemagne ne s'est pas posée de question en 2006.»



Bordeaux trop petit pour Gourcuff


Des tacles qui atteignent aussi les joueurs français «intelligents» mais qui pensent que le foot «c'est de la Playstation. (...) Très peu regardent les matchs de Ligue des champions. ils veulent tous être connus et gagner de l'argent. Ils oublient que cela demande des qualités.»



Du coup Blanc n’est pas non plus très optimiste en ce qui concerne la Ligue des Champions la saison prochaine. «Notre finale à nous consistera à passer le premier tour. Voilà la réalité» Et même si Bordeaux espère garder un an de plus son meneur Gourcuff, Blanc ne se berce pas d’illusions. «Dans peu de temps, assure le coach, Bordeaux sera trop petit pour lui. L'idée est donc plutôt de construire autour de l'épine dorsale de l'équipe»



Idem pour l’Euro 2016, mal embarqué à cause de la vétusté des stades français. «Personne, à commencer par les politiques locaux, ne veut de stades privés. Ils feront quoi, de Chaban-Delmas ? Un musée?». Le Président est en forme.