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Andreï Archavine fait très «four»
FOOT•L'attaquant russe d'Arsenal a fait parler la poudre mardi contre Liverpool en inscrivant quatre buts…Alexandre Pedro
Ne pas se fier à sa bouille d’ado frondeur et imberbe, Andreï Archavine concède déjà 27 printemps et n’entend pas musarder dans sa conquête du football anglais. Mardi, le temps d’une soirée à Liverpool et d’un match nul mémorable (4-4), l’attaquant russe d’Arsenal a réduit au silence les derniers sceptiques.
Opportuniste et inspiré, l’ancien du Zenit Saint-Pétersbourg s’est amusé à quatre reprises d’une défense de Liverpool pourtant réputée aussi causante et perméable qu’une porte de prison. Manchester United (adversaire d’Arsenal en demi-finale de Ligue de champions) peut souffler; Archavine n’est pas qualifié pour cette compétition.
Pas terrible en première mi-temps?
Après match, Arsène Wenger était presque à court de références pour évoquer la performance de son joueur: «Cela fait longtemps que je suis dans le métier et je peux vous dire que peu de joueurs sont capables de mettre un quadruplé dans un match de ce niveau», se pinçait le manager des Gunners. Malgré sa performance, le héros du soir faisait la fine bouche : «Si vous regardez la première moitié du match, je n'ai presque jamais vu le ballon, sauf quand j'ai marqué». Il faut croire que l’autre moitié lui suffit.
Avec le diplômé de l’école de design de Saint-Pétersbourg, Arsenal aurait-il arrêté de faire dans la dentelle? Séduisants quand il s’agit de réciter un football de tableau noir, les Gunners ont souvent perdu de leur superbe devant les cages adverses. Avant son récital de mardi, Archavine avait lui aussi été frappé par le mal de la finition avec seulement deux buts en sept matchs, et son lot d’occasions ratées.
«Je ne quitterai jamais le club»
Plus créateur que buteur, Archavin dribble d’abord dans la catégorie des électrons libres; un peu milieu, parfois ailier, souvent insaisissable. C’est ce profil protéiforme qu’Arsène Wenger est allé arracher en janvier dernier au Zenit contre un chèque de 13 millions d’euros et quelques litres de salives dépensés lors d' interminables tractations. Passé quelques semaines de spleen, le temps de trouver une villa à son goût et d’abandonner sa vie à l’hôtel, le tsar du football russe se sent enfin prêt à régner sur Londres: «Je ne quitterai jamais le club, même pour de l'argent», s’avance-t-il. Visiblement, ce garçon parle aussi vite qu’il marque.


















