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Portrait-robot d'un vainqueur potentiel

Portrait-robot d'un vainqueur potentiel

CYCLISMEIl est Belge, opportuniste et très costaud...
Antoine Maes

Antoine Maes

Si c'était aussi simple, ce serait toujours les mêmes qui triompheraient dans Paris-Roubaix. Mais les derniers vainqueurs ont tous des traits communs. Caractéristiques indispensables pour gagner la «Dure des dures».


Pour tout savoir du parcours

Belge C'est mathématique : Sur les 106 éditions courues, les voisins d'outre-Quiévrain en ont raflé... 52 ! Logique, dans ces conditions, que le recordman des victoires, Roger De Vlaeminck (4 succès) vienne de Belgique. Et la tendance à la vie dure: 5 des 10 dernières éditions ont été raflées par des Flahutes. Même quand l'un des leurs ne l'emporte pas, les Belges s'arrangent toujours pour se tailler un bout de gloire, puisque leurs équipes envoient régulièrement des «non-Belges» sur le podium. La Quick Step est d'ailleurs considéré comme le Real Madrid des classiques.


Opportuniste «C'est une course où la chance joue un rôle trop important», avait balancé le grand Jacques Anquetil, qui n'a jamais gagné à Roubaix. Le pragmatisme de certains champions est un frein: s'incliner en étant le plus fort n'est pas dans leurs habitudes. Car entre les crevaisons, les chutes, les bordures voire les erreurs de parcours (André Mahé en 1949), «il faut savoir compter avec la chance», soutient Eddy Merckx, trois victoires dans l'Enfer du Nord.


Costaud et agile C'est une évidence, les mobylettes ne triomphent jamais sur les pavés. Il n'y a que les gros moteurs qui l'emportent (1,84 m de moyenne pour les cinq derniers vainqueurs). Et ce n'est pas suffisant. «Il faut des qualités de cyclocrossman pour l'emporter. Comme Roger de Vlaeminck hier ou Tom Boonen aujourd'hui», expliquait le regretté Jean Stablinski. On résume: un Belge, chanceux et costaud. Voilà le profil du vainqueur.