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Chavanel prend rendez-vous avec le Tour des Flandres

Chavanel prend rendez-vous avec le Tour des Flandres

CYCLISMELe Français a longtemps été dans le coup d’une course remportée par son coéquipier Stijn Devolder...
A.P.

A.P.

Entre Sylvain Chavanel et le Tour des Flandres, l’histoire ne fait peut-être que débuter. Pour sa deuxième participation, le Français a montré qu’il avait la carrure et le coup de pédale d’un futur vainqueur. A 29 ans, Chavanel dispose encore de quelques années devant lui pour y arriver. Dans le coup pour la gagne jusqu’à 16 kilomètres de l’arrivée, le coureur de la Quick Step a baissé pavillon dans le terrible mur de Grammont, terrassé par l’attaque de son coéquipier Sjjin Devolder.


Trop fort, trop malin, le Belge volait alors sur les pavés disjoints et confirmait que sa victoire de 2008 n’était pas un accident de l’histoire. L’Allemand Heinrich Haussler et le Belge Philippe Gilbert complètent le podium.


Et maintenant Paris-Roubaix?


En bon équipier, Chavanel va alors refuser de collaborer avec l’Italien Manuel Quinziato parti à la poursuite de Devolder. Tan pis pour le podium, le Français laissait alors peut-être filer une place d’honneur qui aurait récompensé une journée passée aux avant-postes. Échappe depuis le kilomètre 75, Chavanel a joué à merveille son rôle d’électron libre au sein de l’armada Quick-Step. «Nous avions clairement l'équipe la plus forte», constatait Devolder, bien servi par le marquage à la culotte de son leader Tom Boonen par Filippo Pozatto. Après une fin de course en roue libre, Chavanel prenait lui une 31e place qui traduisait mal sa performance du jour.


Malgré la déception, Chavanel qui avoue avoir pensé «gagner ce Tour des Flandres» préfère retenir la victoire d’un Quick-Step: «Dans l'équipe, seules comptent les victoires. On ne court pas pour les deuxième ou troisième places» assure-t-il. Le Français qui brûle de se lancer à l’assaut des pavés de Paris-Roubaix dimanche prochain, espère bien avoir bien avoir convaincu son directeur sportif, Patrick Lefévère, de l’aligner sur «l’Enfer du Nord». Réponse lundi.