Masters 1000 de Paris-Bercy : « La fin est catastrophique »… Herbert dégoûté d’avoir perdu sur double faute contre Alcaraz

TENNIS Après avoir cru possible l’évasion au tour suivant, P2H est finalement resté prisonnier d’Alcaraz

William Pereira, à Bercy
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Pierre-Hugues Herbert, lors de sa défaite contre Carlos Alcaraz, au tournoi de Paris-Bercy, ce mardi.
Pierre-Hugues Herbert, lors de sa défaite contre Carlos Alcaraz, au tournoi de Paris-Bercy, ce mardi. — Christophe Archambault / AFP

Il n’y a pas à dire, certains confrères maîtrisent le tennis sur le bout des doigts. En milieu de troisième set, alors que Pierre-Hugues Herbert et Carlos Alcaraz se livrent à un combat dont il est encore difficile de prédire l’issue, l’un d’entre eux balance, serein : « P2H, ça livre toujours un beau combat, mais, à la fin, ça perd. »Paul-Henri Mathieu likes that. Des wild-cards du Masters 1000 de Paris-Bercy, Herbert était sans doute la plus contestable sur le papier, eu égard à des résultats récents décevants.

Mais il a su se réveiller pour faire mieux qu’emmerder le jeune Espagnol, déjà impressionnant du haut de ses 18 piges quoique encore irrégulier, et s’offrir une défaite encourageante (7-6, 6-7, 5-7), ce qui n’est pas rien quand on est français. On n’oubliera pas les deux premières balles de match brillamment sauvées par P2H, tout comme on ne peut pardonner les deux doubles fautes pour finir. Lui-même s’en voulait à mort, à son passage en conférence de presse.

« La fin est catastrophique. Après deux heures cinquante et une de très beau combat, où c’est un super match de tennis, où je ne suis pas loin de prendre l’avantage. C’était un beau match, et de le terminer comme j’ai terminé, c’est terrible. »

Pierre-Hugues, profession : perdant magnifique

A croire que P2H tient à sa réputation de perdant magnifique, qu’il vient entretenir un peu plus après avoir posé des bases solides lors des deux dernières éditions de Roland-Garros, pour ne citer que ses défaites contre Zverev et Sinner (futur adversaire d’Alcaraz, au passage). « Ce match ressemble beaucoup à la saison que j’ai faite, avec énormément de matchs importants où je passe à côté de très beaux résultats contre de très beaux joueurs. Une balle de match contre Sinner, et contre Manna à l’US Open, je menais deux sets zéro avec un break [rire]… Mais je vais plutôt retenir mon niveau de tennis pendant deux heures cinquante et une. »

Reconnaissons en effet à Herbert un très bon niveau de jeu et une certaine abnégation – avec l’aide d’un public en mode Coupe Davis – à chaque fois que la future terreur du circuit est allée lui prendre son service. Dommage que le dernier break ait sonné le glas de la défaite.