Laurent Blanc prolonge, Bordeaux plonge

FOOT Depuis la prolongation de contrat de leur entraîneur, les Girondins n'avancent plus. Hasard ou fatalité?...

Rémi Bostsarron et P.K.

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Laurent Blanc, l'entraîneur des Girondins de Bordeaux, soucieux devant la prestation de son équipe devant l'olympique de Marseille, le 13 septembre 2008.
Laurent Blanc, l'entraîneur des Girondins de Bordeaux, soucieux devant la prestation de son équipe devant l'olympique de Marseille, le 13 septembre 2008. — Stringer France / Reuters

 Ce devait être une affaire construite pour durer. Le 26 janvier dernier, la prolongation de deux ans de Laurent Blanc, revalorisation salariale comprise, faisait croire au début d’une grande épopée pour les Girondins de Bordeaux. Mais depuis, patatras. Une élimination peu glorieuse en Coupe UEFA, une seule victoire en six matchs de Ligue 1, et une dégringolade à la 5e place du classement, à 6 points du leader lyonnais.

C’est un grand classique du foot français: une fois que les fondations ont été creusées, la maison s’effondre. Sedan s’était par exemple maintenu plusieurs années en Ligue 1 en s’entraînant à droite et à gauche, ils sont descendus à l’étage inférieur l’année de la mise en service d’un centre d’entraînement flambant neuf. Le syndrome avait aussi frappé l’attaquant lillois Peter Odemwingie, irrésistible jusqu’à sa prolongation de contrat. Le Nigérian n’avait marqué qu’un but dans les huit mois suivants.

Trop de pression?

Cela n’inquiète pourtant pas les Bordelais. « C’est vrai que la mauvaise passe a commencé juste au moment de la prolongation, mais il ne faut pas tout mélanger», explique ainsi le défenseur Souleymane Diawara. «C’est un bien pour l’équipe, un bien pour le club. Peut-être qu’on s’est mis un peu trop la pression, qu’on s’est fixé des objectifs trop élevés. On n’était pas plus motivés quand il y avait une incertitude.»