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Gilles Simon assume le fiasco d’Ostrava

Gilles Simon assume le fiasco d’Ostrava

TENNISLe numéro un français a perdu ses deux matchs pour sa première en Coupe Davis face à la République Tchèque...
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

Au moins, Gilles Simon ne s'est pas caché derrière sa raquette. Le numéro 1 français a pris sur ses frêles épaules de novice en Coupe Davis le poids de la défaite: «Je me sens responsable de cette défaite. Je suis Top 10 et N.1 français et je perds contre deux joueurs à ma portée». Battus 3-1 par des Tchèques survoltés, Simon et les trois autres «mousquetaires» se retrouveront en septembre pour un match de barrage. Terne perspective pour des joueurs du Top 20.


Tie-break maudits


Mis au pied du mur par la faillite du double Llodra-Gasquet samedi, Gilles Simon a terminé le week-end comme il avait commencé. En dedans. Débordé par la puissance de Berdych vendredi, le numéro un français est tombé dimanche sur le cas Radek Stepanek. Alternant caresses de fond de court, montées à contre temps et amorties bien senties, le Tchèque a cuisiné Simon à sa sauce.


Dans le troisième set, le Français a pourtant eu sa seule ouverture du match en prenant l’engagent de Stepanek déréglé à 4-4. Mais un jeu de service horrible dans la foulée a aussitôt éteint ses derniers espoirs. Un dernier tie-break survolé par l’homme au polo bariolé et Simon pliait en trois manches (7/2), 6-3, 7-6 (7/0). «Je joue quatre tie-breaks et je prends des tôles à chaque fois», assume-t-il.

«Un manque de confiance»


Pourtant, Simon assure qu’il n’a pas été rattrapé par le stress du débutant. «Ce n'est pas la pression de l'événement qui m'a fait rater. C'est autre chose. Un manque de confiance en général», constate Simon. «Sur des tournois précédents, j'ai déjà perdu quelques matchs comme ça qui ne m'ont pas fait du bien.»


Cette fin de week-end en queue de poisson contraste avec l’optimisme affiché par Guy Forget avant la rencontre. «On va avoir des années extraordinaires avec ce groupe», annonçait le capitaine, sûr de la force de son groupe. Pour cette année, c’est raté.