Le Stadium, citadelle quasiment imprenable

Rémi Bostsarron

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Tremblez, Girondins ! En déplacement à Toulouse, samedi, pour un choc entre prétendants au podium de la Ligue 1, les hommes de Laurent Blanc débarqueront en terre hostile : les Violets n'ont perdu qu'une fois chez eux, depuis le début de la saison. Et ils ne trouveront pas dans l'historique de cette affiche de quoi se rassurer. Depuis le retour des Toulousains parmi l'élite, en 2003, le derby de la Garonne réussit en effet beaucoup plus aux Bordelais en Gironde (quatre victoires, un nul, une défaite) qu'en Haute-Garonne (une victoire, un nul, trois défaites).

2003-2006 : les douloureuses retrouvailles A l'heure où les Toulousains redécouvrent la première division, devenue entre-temps la Ligue 1, ils n'ont guère de complexe à nourrir face à leurs voisins bordelais, qui nagent eux-aussi dans les eaux troubles du classement. En 2003-2004, non contents d'avoir précipité la chute d'Elie Baup en s'imposant à Chaban-Delmas (1-2), ils les font chuter devant leur public (2-1). Rebelote en 2004-2005 (1-0).

En 2005-2006, les Girondins, futurs dauphins de Lyon, vont beaucoup mieux. Mais ils souffrent encore au Stadium, et ne doivent qu'à un coup franc direct de Francia d'arracher un match nul (1-1).

2007 : le désastre Les frères ennemis se rencontrent lors de la dernière journée de championnat. Avant la rencontre, Toulouse est 6e et Bordeaux 4e. A la pause, Bordeaux est virtuellement qualifié pour la Ligue des champions en menant 1-0. Une mi-temps et trois buts d'Elmander plus tard, Toulouse gagne (3-1) et prend la 3e place. Bordeaux rétrograde à la 6e position.

2008 : le miracle Engagés dans une course-poursuite haletante derrière le leader lyonnais, les Girondins espèrent glaner au Stadium une quatrième victoire consécutive. Mais ils sont malmenés par des Violets qui cherchent à sauver leur peau et dominent longtemps les débats, sans parvenir à marquer. Il faut un but de Micoud à la 93e minute pour permettre aux Bordelais de s'imposer (1-0) et de croire encore au titre. ■