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La balade des joueurs heureux du PSG

La balade des joueurs heureux du PSG

FOOTAprès la large victoire face à Nancy (4-1)...
Pierre Koetschet, au Parc des Princes

Pierre Koetschet, au Parc des Princes

Sylvain Armand a des étoiles plein les yeux en sortant du terrain. «Depuis le début de saison, je prends beaucoup de plaisir, mais ce match… quand on voit le public… il y a vraiment eu des phases de jeu où on s’est fait plaisir!»

Au final, une démonstration, quatre superbes buts, de beaux mouvements collectifs, un Parc comblé, et un Pablo Correa dépité. «J’ai vu un très bon Paris aujourd’hui, mais je n’avais pas besoin de ce match pour savoir que Paris est très fort.» Plus que par l’ampleur du score, le PSG a impressionné par sa faculté à prendre le jeu à son compte et à imposer son rythme au match.

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«Depuis à peu près un mois et demi-deux mois, on a plus de maîtrise dans le jeu, on trouve plus notre place et, individuellement, on est tous montés en régime», constate Jérôme Rothen. Une remarque qui s’applique surtout à lui, décrié au cœur de l’hiver, et décisif sur les deux coups de pied arrêtés qui amènent les deux buts de Guillaume Hoarau, nouveau coleader du classement des meilleurs buteurs.

Pas de quoi déstabiliser pour autant Ludovic Giuly, toujours aussi détendu. «On s‘est bien entendu, il y a eu du beau jeu, il y a eu de beaux mouvements. Je ne pense pas que ce soit le plus beau match qu’on ait fait.»

Voilà bien le PSG version 2008/2009, perfectionniste, appliqué. «Je ne fais pas la fine bouche, mais je trouve qu’on a fait des matchs meilleurs dans l’ensemble que celui-là», explique Paul Le Guen. «On a déjà fait des matchs moins flamboyants, mais mieux maîtrisés.» La déconcentration des Parisiens après avoir planté deux buts en onze minutes reste encore en travers de la gorge. Elle aura au moins permis au Nancéien Julien Feret d’inscrire un superbe but, d’une frappe enroulée alors qu’il était collé à la ligne de sortie de but. Un PSG généreux pour son public et même pour l’équipe adverse, de quoi ne faire que des heureux.

Coup de gueule de Jérôme Rothen sur l’état de la pelouse du Parc des princes. «Même pour les équipes adverses, c’est à la limite du praticable! Même à Louis II, c’était mieux. Je ne connais pas le terrain de Rodez, mais cela ne peut pas être pire que ça! Par moment, on a envie de jouer à une touche de balle, mais on ne peut pas. Souvent, cela ralentit un peu le jeu. C’est handicapant pour les équipes qui veulent faire le jeu. Oui, on s’en est bien sorti, mais ne le dites pas aux dirigeants, sinon, ils ne vont rien faire!»