La Super Ligue n'est pas « une tentative de coup d’Etat » selon le président de la Juventus

FOOTBALL La Juve fait partie du trio de clubs putschistes toujours en rébellion contre l’UEFA

N.S. avec AFP

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Andrea Agnelli a connu de meilleurs moments.
Andrea Agnelli a connu de meilleurs moments. — Miguel Medina / AFP

SOS d’un président en détresse. La Super Ligue n’a « jamais été une tentative de coup d’Etat » mais « un cri d’alarme », a assuré vendredi le patron de la Juventus, Andrea Agnelli, l’un des derniers à porter le projet. Ce projet concurrent de la Ligue des champions a été présenté en avril par douze clubs anglais, espagnols et italiens. Il est désormais défendu seulement par le Real Madrid, le FC Barcelone et, dont le club turinois.

C’était « un cri de désespoir pour un système qui, consciemment ou inconsciemment, se dirige vers l’insolvabilité », a estimé le président bianconero lors d’une conférence de presse à l’occasion du départ du directeur sportif du club Fabio Paratici, après onze années marquées par neuf titres de champion d’Italie (2012 à 2020).

« Pendant des années, j’ai essayé de changer les compétitions européennes de l’intérieur, parce que les signes de crise étaient évidents avant même la pandémie de coronavirus », a ajouté Andrea Agnelli. Il était, jusqu’en avril, le président du syndicat des clubs (ECA) et membre des instances décisionnelles de l’UEFA, avant de démissionner en lançant le projet de Super Ligue.

Les mutins toujours « déterminés »

Alors que les trois derniers clubs rebelles encourent des sanctions de la part de l’instance dirigeante du football européen, Agnelli s’en est pris aux « paroles blessantes » et aux « méthodes arrogantes » de l’UEFA.

« Ce n’est pas avec ce type de comportements que se réforme le football », a-t-il estimé, en rappelant que le Real, le Barça et la Juve restaient « déterminés » à obtenir une réforme.