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La L1, Lens ne s'y voit pas, ses concurrents l'y envoient

La L1, Lens ne s'y voit pas, ses concurrents l'y envoient

« Ne comptez pas sur moi pour vous dire que la montée est acquise. » Superstitieux ou prudent, Jean-Guy Wallemme balance par la fenêtre tout excès d'optimisme. Pourtant, après la victoire lensoise à Metz (1-2), lundi soir, l'entraîneur Sang et Or est...

« Ne comptez pas sur moi pour vous dire que la montée est acquise. » Superstitieux ou prudent, Jean-Guy Wallemme balance par la fenêtre tout excès d'optimisme. Pourtant, après la victoire lensoise à Metz (1-2), lundi soir, l'entraîneur Sang et Or est à la tête d'une équipe qui a dix points d'avance sur le 4e, Montpellier. La langue de bois, par les temps qui courent, fait partie du bagage du footballeur moderne. A Lens, elle paraît même inscrite dans l'ADN. Pour trouver quelqu'un susceptible de dire que le Racing est déjà assuré de monter, mieux vaut donc chasser en dehors des murs de la Gaillette.

Lens déjà dans l'ascenseur ? Ce sont encore les concurrents des Artésiens qui en parlent le mieux. « Ce sera une lutte acharnée pour les deux places restantes, Lens étant déjà en L1 », assure Yvon Pouliquen, le coach messin. Dans cette sentence, il y a autant de renoncement que de calcul. Parce que miser sur un excès de confiance lensois peut aussi faire partie des plans. Même si tout ça paraît un peu désespéré... « Ils ont un pied en Ligue 1. A Lens, ils sont costauds, avec un gros effectif. A domicile, ils vont prendre un maximum de points. Il ne faut pas qu'ils se relâchent car dans le foot, tout peut arriver. Tant mieux pour eux s'ils ont cette avance. On viendra à Bollaert avec des ambitions », souligne le Strasbourgeois Renaud Cohade. Alors certes, tout le monde voit les Artésiens revenir dans l'élite. Mais même chez les rivaux, la prudence n'est jamais bien loin. « Ils ont fait un grand pas vers la Ligue 1. Mais il suffit de deux ou trois résultats négatifs pour que les autres équipes reviennent sur eux », conclut un autre Alsacien, Yassine Bezzaz. ■ A. M.