Fernando revient dans la lumière
FOOT•Bordeaux joue sa qualification à Galatasaray jeudi soir...Rémi Bostsarron
Les héros sont fatigués. Ceux qui permettaient à Bordeaux de développer un jeu léché et efficace en ce début d'année se font plus discrets aujourd'hui, Yoann Gourcuff en tête. Les résultats s'en ressentent, et Laurent Blanc n'a pas tardé à réagir: après quatre titularisations d'affilée en Ligue 1, son quatuor du milieu de terrain Jussiê-Diarra-Gourcuff-Wendel a perdu son statut d'intouchable. Le seront-ils jeudi soir à Galatasaray pour le match retour des 16e de l'UEFA après le triste 0-0 du match aller. Rien n'est moin sûr. Surtout que le staff girondin doit gérer l'état de forme de ses cadres.
Grand vainqueur de ce retour de la concurrence, en ce mois de février chargé: Fernando. Le Brésilien a débuté les deux derniers matchs de championnat. Et s'il n'a pas franchement brillé contre Grenoble (1-1), à l'instar de tous ses coéquipiers, il a retrouvé tout son éclat à Saint-Etienne (1-1), dimanche dernier.
Fernando se régale
Très rarement, cette saison, Fernando avait eu l'occasion d'évoluer dans la position qu'il a occupée dans le Forez. La place de numéro 10 étant réservée à Gourcuff, il était d'avantage habitué à évoluer sur le flanc droit d'un milieu en losange, bridé dans ses élans, obligé de forcer sa nature. Dimanche, il a joué aux côtés de l'international français, en soutien du trio d'attaque. Et il s'est régalé. «Dans ce système, nous avons beaucoup d'espace dans l'axe. Et comme je me sentais bien, j'ai pu l'utiliser pour percuter», explique-t-il. Il a même failli ouvrir la marque, en première mi-temps, quand Janot a repoussé une frappe de Gouffran dans ses pieds. Mais le portier stéphanois a aussi renvoyé son tir, à bout portant. «Je la voyais déjà au fond des filets, confie-t-il. Mais je n'ai pas vu le gardien se redresser.» Fernando s'en veut, mais peut relativiser: ce genre de mésaventure ne risquait pas de lui arriver quand il cirait le banc.



















