Grange en embuscade

SKI Huitième de la première manche, le Français devra prendre des risques pour espérer un podium...

R.S.

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Le skieur français Jean-Baptiste Grange, lors de l'entraînement à la descente des championnats du monde de Val d'Isère, le 5 février 2009.
Le skieur français Jean-Baptiste Grange, lors de l'entraînement à la descente des championnats du monde de Val d'Isère, le 5 février 2009. — F.Coffrini/AFP
De notre envoyé spécial à Val d'Isère,

Un peu trop de pression. Ou trop d’envie. Du quatuor bleu en engagé vendredi matin sur la piste de Bellevarde, seul Jean-Baptiste Grange a limité la casse. Dans une discipline qui n’est pas sa spécialité, le géant, le Français termine 8e (à 1’65 du premier, Carlo Janka) avant de s’élancer pour la deuxième manche, en début d’après-midi. «Ce n'était pas évident sur le haut. J'ai un peu manqué de calme. Mais il faut attendre la deuxième manche. On l'a vu l'autre jour avec Julien. Les temps sont d'ailleurs bien remontés depuis mon passage», lance-t-il à l’arrivée.

Revivez en live comme-sous-les-flocons la première manche du géant...


Poussé par son fan club, réuni en masse au pied de Bellevarde, le skieur de Valloire devra a priori prendre quelques risques pour refaire son retard (69 centièmes sur le podium) et espérer une première médaille à Val d’Isère. Ou bien compter sur d’éventuelles défaillances des cinq skieurs qui le précèdent.

Janka frappe un grand coup

Avec seulement deux Français présents à l’arrivée, le bilan tricolore n’est pas vraiment celui escompté. Thomas Fanara et Cyprien Richard ont tous deux déraillé sur une piste baignée de soleil et dépourvue de pièges majeurs. En ce vendredi 13, celui qui accompagnera Jibé Grange en deuxième manche est le plus superstitieux du groupe. Gauthier de Tessières, qui porte depuis plusieurs jours le même bandeau que son leader, histoire d’attirer les bonnes ondes, pointe au 16e rang, à 2’60 de la médaille d'or.

Cela ne devrait pas vraiment l'affoler. Il y a tout juste deux mois, il avait hissé ses skis sur la troisième marche du podium en s’élançant de la 30e et dernière place qualificative pour un second départ. Mais cette fois-ci, son retard semble plus rédhibitoire. Pour s’illustrer entre les portes de la Face, il fallait encore parler suisse. Carlo Janka a frappé un très grand coup dans la neige avaline en prenant les commandes avec son dossard 2. Derrière lui, il faudra aussi s’employer pour aller chercher l’Autrichien Benni Raich et l’Ialien Massimo Blardone.