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Bordeaux est apte au combat
Qu'il paraît loin, le temps au Laurent Blanc fustigeait le manque de caractère de ses troupes. Une semaine après avoir sévèrement secoué Lille (2-2) à Chaban-Delmas, elles ont répondu au défi physique imposé à Marseille (1-0), dimanche, dans une part...Rémi Bostsarron
Qu'il paraît loin, le temps au Laurent Blanc fustigeait le manque de caractère de ses troupes. Une semaine après avoir sévèrement secoué Lille (2-2) à Chaban-Delmas, elles ont répondu au défi physique imposé à Marseille (1-0), dimanche, dans une partie marquée par quarante fautes, sept avertissements et une exclusion. "Le match a été assez haché, dur physiquement, reconnaît laurent Blanc. Mais il y a eu trop de coups de sifflets, l'arbitre n'a pas permis au jeu de se développer."
Rejoint dans sa remarque par son homologue provençal Eric Gerets, le coach bordelais se distingue donc de son capitaine. Alou Diarra, marqué par les nombreuses fautes commises sur Marouane Chamakh et non sanctionnées, espère que le comité de visionnage "va se pencher sur les interventions de Julien Rodriguez, trop souvent à la limite." "C'était limite des deux côtés, rétorque le capitaine marseillais sur lequipe.fr. Moi aussi, j'aimerais bien revoir les images avec lui. Ce n'est pas un poète non plus. On donne, on prend, c'est comme ça."
C'est comme ça, mais il n'est pas certain que les Girondins aient envie de s'y habituer. Car s'ils disposent de gabarits suffisamment imposants pour prouver qu'ils ne constituent pas qu'une équipe d'artistes, tout en persistant dans l'emploi d'un jeu porté vers l'avant, ces combats commencent à leur coûter cher en suspensions: un match pour Chalmé et trois pour Diawara. De plus, si le spectacle est au rendez-vous, les résultats ne suivent plus. Avec un point pris face à deux concurrents directs, ils ont laissé des plumes qui auraient été bien utiles pour faire leur nid en haut du classement.


















