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Val-d'Isère: Didier Cuche débloque son compteur
SKI•A 34 ans, le Suisse remporte en super-G son premier titre de champion du monde...R.S. et P.A.
Il a encore fait valser son ski dans les airs en signe de victoire. Et commenté d’une phrase toute faite son premier succès mondial. A 34 ans, le Suisse ne sera plus le Poulidor du ski alpin. Souvent médaillé. Jamais gagnant. Sous le soleil de Val-d’Isère, Didier Cuche a dominé presque malgré lui le super-G de ces championnats du monde, devançant à l’arrivée l’Italien Peter Fill et le Norvégien Aksel Lund Svindal et le premier Français Gauthier De Tessières, 11e à l'arrivée.
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Sans vraiment forcer son ski, tout en précision sur une Face de Bellevarde verglacée, le Neuchâtelois, a su dompter cette pente abrupte et les virages serrés, plus propices à un géant qu’à un super-G. «La piste était entièrement glacée. Le matériel a joué un rôle important. Il fallait des skis qui accrochaient bien, sinon en bas ce n'était pas possible. Hier, on a essayé deux sortes de skis et deux sortes de chaussures avec mon service-man. Je crois que nous avons fait le bon choix.»
«Tout a joué en ma faveur»
Un choix payant, qui permet au Romand de passer en tête aux trois chronos intermédiaires en exprimant pleinement la puissance de ses 89kg (pour 1,74m), mais aussi sa technique. «Si j'en avais une spéciale, je ne le dirais pas. La technique, tout le monde l'a. Le niveau est tellement dense. Je gagne avec une seconde d'avance, mais c'est l'exception. Tout a joué en ma faveur.»
Par le passé, le boucher de formation a connnu plus de galères. Médaillé d’argent de la discipline aux Jeux de Nagano en 1998, derrière Hermann Maier, il s’était notamment rompu les ligaments d’un genou il y a quatre ans, avant d’entamer un long combat pour revenir à son meilleur niveau.
La fin des railleries
En moins d’une minute et vingt secondes, il se hisse donc pour la première fois au sommet de la hiérarchie mondiale, après avoir décroché le bronze en 2007. Mais il efface aussi les railleries de la presse suisse, qui pointait régulièrement son incapacité à décrocher un titre majeur, malgré la conquête de deux globes de cristal en descente. «Souvent, quand on gagne, on est les héros. Quand on est au pied du podium ou qu'on rate sa course, avec le traitement des médias on a l'impression qu'on ne vaut plus rien.» Pendant quelque temps, il devrait donc être épargné.



















