Rythm' and Bleus
HAND•Les clés de la finale des championnats du monde face à la Croatie...Pierre Koetschet, à Zagreb
Cette fois, les Français ne seront pas favoris. Après avoir survolé la compétition, les Bleus se retrouvent face à une dernière marche sacrément haute: la Croatie à la maison dans une ambiance de feu.
Depuis le temps qu’on parle d’une finale Croatie-France, ces deux équipes là ont eu le temps de s’y préparer. Depuis la demi-finale aux Jeux olympiques de Pékin, où les Bleus ont finalement dompté les artistes croates. «A Pékin, on avait bien réussi à imposer notre rythme, notre musique», se souvient Guillaume Gille. «On aimerait bien faire la même chose, mais l’histoire ne se répète pas toujours.»
Encore une fois, le rythme sera au cœur des débats. Et celui qui s’imposera en chef d’orchestre aura probablement la moitié de la médaille d’or dans la poche. «La Croatie n’a pas vraiment de défauts. Ils imposent un rythme un peu bizarre. On a l’impression que c’est lent, et sur deux trois appuis, ils peuvent faire la différence», décrypte Guillaume Gille. «Il faudra qu’on soit très fort en défense, et très solides en attaques placées. La qualité de notre transition défense remontée de balle va être déterminante. Il faudra qu’on fasse un match quasi parfait.» rien que ça, donc.
Principal enjeu: perturber l’oppressante défense croate. «Ils sont très forts autour de la balle», explique le sélectionneur Claude Onesta. «Si vous n’êtes pas capables d’amener la balle très vite loin de la défense, vous vous prenez le mur à chaque fois. C’est un bloc qui flotte, donc il faut perturber ce bloc et il faut que la balle aille plus vite que le flottement défensif. Ça, n’importe quel coach peut le dire. Après, le faire, c’est une autre histoire.»
Alors que la Croatie promet un traitement de faveur au presque enfant du pays Karabatic, et que Daniel Narcisse n’a pas retrouver toute sa puissance, l’éventuel succès des Français réside dans la performance de ses deux ailiers, Michaël Guigou et Luc Abalo. «On va avoir une grosse responsabilité!», assume Michaël Guigou. «On sait, avec cette défense en 3-2-1 qu’il y a des espaces sur les extérieurs. L’essentiel, c’est qu’on ait beaucoup de ballons, ce la veut dire qu’on aura réussi à imposer notre rythme.» Pour que la musique qui résonne à la fin soit la Marseillaise, et pas «Morska Vila».
Les handballeurs croates fêtent la victoire sur la Slovaquie
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