Claude Onesta: «On s'en est sorti avec de la détermination»

HAND Le sélectionneur français réagit à la victoire des Bleus en demi-finale face au Danemark...

Propos recueillis par Pierre Koetschet (à Split)

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En pleine préparation à l'Euro-2008 (17-27 janvier en Norvège), l'équipe de France masculine de handball a engagé un bras de fer avec les dirigeants de la Fédération française (FFHB), avec lesquels elle se réunira samedi à Toulouse, quelques heures avant d'affronter la Hongrie.
En pleine préparation à l'Euro-2008 (17-27 janvier en Norvège), l'équipe de France masculine de handball a engagé un bras de fer avec les dirigeants de la Fédération française (FFHB), avec lesquels elle se réunira samedi à Toulouse, quelques heures avant d'affronter la Hongrie. — Pascal Pavani AFP
De notre envoyé spécial à Split (Croatie)

Claude, quel est votre sentiment à l’issue de cette qualification en finale?

C’est une grande satisfaction pour moi, d’autant que nous respectons beaucoup cette équipe danoise. La performance de Thierry Omeyer nous a permis de prendre le match à notre compte. 

Le début de match a été laborieux...
Il n'y en avait pas au départ de la sérénité, soyons honnête. Le fait que Didier ne jouait pas, cela a un peu joué sur la préparation du match. Au début du match, cela s'est vu, on arrivait pas à se trouver sur les réglages défensifs. Cela a occasionné un premier quart d'heure difficile. Progressivement, on a fait les bons réglages, on s'est bien adapté. A partir du moment où on a retrouvé la confiance, on les a tellement mis en échec, eux ont baissé la tête, on savait que c'était une équipe fragile moralement. En règle général, quand elle est en difficulté, elle a tendance à faire ce genre de match. On savait qu'il fallait les pousser dans ces situations là pour les faire exploser. Cela a pris un quart d'heure. Derrière, cela fait un match pas facile, mais sans devoir s'employer outre mesure. Ils n'y étaient plus.

Quel a été le déclic?


Dès qu’on s’est adapté en défense, on a réussi à bloquer Jorgensen qui allait beaucoup trop vite pour «Fernand», et on a pu prendre le large. Dans ce genre de match, le premier qui règle ses problèmes s’en sort. Ensuite, on a réussi à diriger le match. Ca na pas toujours été brillant, mais on s’en est sorti avec de la détermination.

Vous n’avez pas peur de la fatigue?

Il y en a encore qui vont me reprocher de ne pas faire assez de rotation, mais la fatigue, c’est les coups, la fatigue psychologique. Dans un match comme cela, où le score est creusé rapidement, on prend moins de coups. 

Qui est le favori de la finale, la France ou la Croatie?

J’ai toujours dit que la Croatie était la favorite de cette compétition. C’est une grande équipe, avec de très grands joueurs et un public extraordinaire. LA Croatie doit normalement gagner cette compétition. Mais en sport, ce n’est pas toujours celui qui doit gagner qui remporte le match. 

Pourquoi vous êtes vous énervé conte la table de marque après l’exclusion de Luc Abalo?

Parce que la balle devait nous revenir. Après un penalty tiré dans la tête, la sanction normale est carton rouge, mais ensuite, les arbitres ont donné le ballon aux Danois, or la balle était sortie en touche, elle devait être pour nous. Quand je l’ai dit à la table de marque, on m’a répondu «Je ne l’ai pas vu», et moi, des arbitres qui ne voient pas tout en demi-finale d’un championnat du monde, on me l’a déjà fait (NDLR, il fait référence à l’étrange demi-finale perdue face à l’Allemagne en 2007).