PSG-OM : Villas-Boas lâche sérieusement que Marseille «méritait de gagner» le trophée des Champions

FOOTBALL L'OM s'est incliné mercredi face au PSG lors du trophée des Champions

Francois Launay

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André Villas-Boas, l'entraîneur de l'OM
André Villas-Boas, l'entraîneur de l'OM — NICOLAS TUCAT / AFP
  • Battu par le PSG au trophée des Champions, l’OM court toujours après un titre national depuis 2012.
  • Inexistants en première période, les Marseillais se sont repris au retour des vestiaires.
  • Même si André Villas-Boas, le coach olympien, en rajoute un peu sur la performance de son équipe.

Enigme à 1.000 euros : Comment l’entraîneur d’une équipe amorphe pendant toute une mi-temps peut déclarer sérieusement que sa formation était la meilleure sur le terrain ? C’est pourtant ce que n’a pas hésité à balancer André Villas-Boas à l’issue du trophée des Champions perdu par l'OM mercredi face au PSG (2-1). « C'était un match équilibré, avec peu d’occasions. On est la meilleure équipe dans la surface, on ne mérite pas de perdre le match. Je n’ai rien à dire à mes joueurs, on était la meilleure équipe. L’état d’esprit était irréprochable », a lâché tranquillement l’entraîneur portugais.

Pourtant l’OM n’a pas existé ou presque en première période où le PSG a marqué, touché la barre et s’est vu refuser deux buts hors-jeu. A l’inverse, Marseille ne s’est créé aucune occasion avant de se réveiller au retour des vestiaires. Il faut dire que la tâche n’était pas trop compliquée au vu du néant affiché pendant les 45 premières minutes.

« Des trois matchs que j’ai joués contre Paris, c’était le meilleur »

Mais dans ce match très moyen, Marseille n’aura vraiment inquiété le PSG qu’en fin de match avec la réduction de l’écart de Payet et une dernière occasion de Thauvin. Pourtant, à entendre Villas-Boas, Marseille a réalisé un grand match.

« Le meilleur honneur que Paris nous a fait, c’est leur célébration. On leur a rendu le match difficile. Des trois matchs que j’ai joués contre Paris, c’était le meilleur », insiste le coach marseillais. Deux solutions : soit Villas-Boas le pense vraiment, soit il noie le poisson pour éviter de rappeler que Marseille court toujours après un trophée national depuis neuf ans. Une longue attente qui explique peut-être cette légère déformation de la réalité.