Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Laurent Blanc: «Il faut conserver Gourcuff»

Laurent Blanc: «Il faut conserver Gourcuff»

FOOTL'entraîneur des Girondins a prolongé son contrat pour deux ans. Il s'explique...
Propos recueillis par Remi Bostsarron

Propos recueillis par Remi Bostsarron

Qu’est-ce qui vous a décidé à prolonger votre contrat aux Girondins?

La raison fondamentale de mon engagement, c’est l’envie de continuer, tout simplement. Jean-Louis (Gasset) et moi, nous sommes en train d’aimer ce club, son mode de fonctionnement. Il y a de plus en plus de choses qui me plaisent, ici. Et puis, les dirigeants nous ont proposé une proposition de contrat dès l’été dernier. Ils auraient pu attendre de connaître les résultats de la saison, mais non, ils nous ont prouvé qu’ils souhaitaient nous conserver de toute façon. Quand l’envie est partagée, on arrive forcément à s’entendre. J’ai entendu dire beaucoup de choses à propos de notre relation, et ces commentaires m’amusent. On a dit que je tardais à donner ma réponse, alors que j’avais au contraire intérêt à me positionner le plus vite possible, pour ne pas polluer la vie du club. Je ne voulais surtout pas pourrir l’ambiance au sein du groupe.

Avez-vous reçu des assurances de la part de vos dirigeants, en matière de projet sportif et de recrutement?

Ce sont les résultats qui décideront de notre ambition. L’important, désormais, c’est donc de bien terminer cette saison. L’objectif, c’est toujours de retrouver la Ligue des Champions. Si on y parvient, il en découlera une motivation et des moyens supplémentaires. Nous pourrons donc avoir une équipe encore plus compétitive qu’aujourd’hui. Mais, dans le cadre de notre discussion, je n’ai pas demandé à mes dirigeants de me promettre qu’untel ou untel sera présent la saison prochaine. Je ne leur ai rien imposé, et ils ne m’ont rien imposé. Nous savons simplement que nous avons la même ambition: s’installer parmi les quatre meilleurs clubs français, et disputer les huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

Justement, si Bordeaux ne se qualifiait pas pour la Ligue des Champions, cette saison, votre engagement pourrait-il être remis en question?

Non, ça ne changerait rien. Quand on prend le parti de discuter d’une prolongation dès le mois de janvier, on connaît ce risque. On n’est pas devins. Le club et moi-même voulions nous engager, même sans certitude ni garantie.

Votre prolongation pourrait-elle être un élément déterminant pour convaincre Yoann Gourcuff de rester à Bordeaux?

Ce sera sans doute un élément parmi d’autres. Concernant Yoann, mon point de vue est simple: si on arrive à atteindre l’objectif fixé en début de saison, on aura les moyens de conserver nos joueurs majeurs; comme il fait partie des joueurs majeurs, il faut le conserver.

La rumeur a couru d’une clause de libération au bout d’un an, dans votre contrat. Est-ce exact?

Je n’ai pas à parler des détails du contrat. J’ai signé pour deux ans, point. Pour le reste, mon ambition reste la même: je voulais entraîner un grand club français, puis un grand club étranger, et enfin, éventuellement, prendre en main une sélection nationale. Vous voyez le chemin qu’il me reste à parcourir.