Les Jaune et Vert n'ont pas à rougir du tout

David Phelippeau

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Le FC Nantes aimait les ténors depuis le début de la saison. Et les dirigeants nantais se pâmaient de plaisir à chaque petit exploit. C'est sans doute ce qui peut expliquer les jérémiades de Pascal Praud, à l'issue de la défaite nantaise. Au lieu de reconnaître la maîtrise technique bordelaise ou bien de louer les qualités morales d'un FCN - pourtant bringuebalé pendant les trente premières minutes-, le directeur général délégué n'a cessé, en zone mixte, de stigmatiser le choix de l'arbitre M. Coué de ne faire jouer que deux minutes et trente secondes de temps additionnel... Il manquait, à son sens, une rallonge d'une bonne minute.

La preuve, que comme l'ensemble des supporters nantais, Praud y aura cru jusqu'au bout. « Sur la fin de match, on n'a pas assez poussé pour les faire douter et renverser la tendance, regrette même l'entraîneur Elie Baup. On aurait mérité de prendre un point... « Le coach à la casquette a raison. Mené de deux buts à vingt minutes de la fin par le deuxième du championnat, le FCN n'a jamais abdiqué. Il y a des défaites qui ont des relents de victoires. Celle-ci en fait partie. Trois ou quatre mois en arrière, les Canaris auraient sans doute complètement sombré. « Le collectif est de mieux en mieux aujourd'hui », résume le défenseur latéral gauche Loïc Guillon. Et c'est même un euphémisme. Sous la férule d'Elie Baup, le FC Nantes a progressé à pas de géant dans le jeu. « On a montré des séquences intéressantes par moment, face, quand même, à la meilleure équipe de France », estime le milieu de terrain défensif Ricardo Faty, qui remplaçait dans l'entre-jeu Frédéric Da Rocha, suspendu. Même lot de consolation pour Elie Baup : « On a vraiment fait de bonnes choses dans l'investissement, dans l'utilisation et la récupération du ballon. » Le jeu progresse, le classement en revanche stagne. Les Canaris (15es) avancent au classement à pas de fourmis. Ils restent plantés à 6 points du premier relégable, Sochaux. ■