Vendée Globe 2020 : Thomson prend la tête... Beyou est aux stands... Le journal de la course

VOILE Retour au calme au large de l'Afrique, en direction du Cap Vert

B.V.

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Alex Thompson est en tête du Vendée Globe.
Alex Thompson est en tête du Vendée Globe. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Ca y est, Thêta est derrière eux. Après quelques heures agitées à cause de cette tempête tropicale au large des Açores, les skippers du Vendée Globe profite d'une mer un peu plus calme en direction de Cap Vert pour se reposer un peu. Sauf Alex Thomson, qui a décidé de bombarder en tête de course.

Le classement à 9h

Here comes Thomson. 473 fois deuxième de la course, l'Anglais sur Hugo Boss a décidé qu'il ne laisserait pas passer sa chance cette année. Surtout quand son grand rival annoncé à la victoire, Jérémie Beyou, a du faire demi-tour pour réparer. Malgré la belle résistance de Jean Le Cam sur son vieux bateau sans foil, Thomson a inévitablement pris la tête dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu'on approche du Cap Vert. 

1. Alex Thomson, Hugo Boss
2. Jean Le Cam, Yes We Cam ! (à 27 milles nautiques du premier)
3. Benjamin Dutreux, Water Family (à 95 milles nautiques du premier)

Le calme après la tempête

Le community manager du Vendée Globe était d'humeur poétique ce matin. « A la lisière de l’anticyclone, la flotte glisse sous spi en direction du Cap Vert et des alizés. Dans la douceur de la nuit étoilée, sur une mer presque lisse et dans un vent modéré, les marins reprennent leur souffle ». En clair : finie la tempête, une nuit calme pour les skippers. Après une semaine de course, c'est le bon moment pour se reposer un peu. Jean Le Cam : « C’est fou, ce contraste et le changement de rythme en si peu de temps. La mer est plate, le bateau glisse comme une goutte d’eau sur une toile cirée. Le ciel est étoilé. Quand on éclaire le spi avec la lampe torche, c’est beau ! Ça fait du bien ce calme dans ce monde de brutes ».

Musique et siestes

Du coup, les skippers sont en mode « chill » ce dimanche. Yannick Bestaven a expliqué à la vacation de 5h du matin avoir pris un peu de temps pour écouter de la musique,sa la playlist "Mer du sud" avec du « Nirvana, Led Zepelin ». Boris Hermann, lui, vit sa meilleure vie. « Là, je vais dormir, je vais manger un peu mieux et faire des choses un peu agréables. Déjà hier, j’ai pu ranger le bateau, je me suis fait un petit apéro le soir, j’ai appelé des copains ! La vie est belle là. J’ai mangé des petits biscuits, un peu de fromage. »

Beyou est aux stands

Il est arrivé samedi devant une petite foule aux Sables d'Olonne. « Ça répare et ça repart » chantaient ces fans de voile venus accompagner le malheureux Jérémie Beyou, victime d'un OFNI et obligé de faire demi-tour pour réparer son bateau. Désormais aux stands, le skipper de Charal attend le go pour repartir. A condition que son bateau soit réparable.

Le skipper et son équipes se donnent « 24h » pour prendre une décision en fonction des éventuels dommages collatéraux subis après la collision. « Je suis convaincu, sur ce que je vois, qu'on va réussir à réparer. Maintenant, le diable se cache souvent dans le détail et il va falloir expertiser. On va vite savoir de quoi il ressort et dans 24 heures, on prendra la décision. »