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Bordeaux a appris à « faire mal »

Bordeaux a appris à « faire mal »

Onze buts marqués en trois matchs. En ce moment, les Girondins ne font pas dans le détail. Après avoir étrillé Le Mans (3-1, 18e journée), puis Monaco (4-3, 19e journée), ils ont fait subir le même sort, dimanche, au PSG (4-0, 20e journée). Cette der...

Onze buts marqués en trois matchs. En ce moment, les Girondins ne font pas dans le détail. Après avoir étrillé Le Mans (3-1, 18e journée), puis Monaco (4-3, 19e journée), ils ont fait subir le même sort, dimanche, au PSG (4-0, 20e journée). Cette dernière performance est d'autant plus notable que les Parisiens figurent dans le haut de tableau, et disposaient jusqu'alors de l'une des plus solides défenses de l'Hexagone : ils n'avaient jamais encaissé plus de deux buts en un match, en Ligue 1. « C'est une question d'état d'esprit, estime Wendel. Quand on presse l'adversaire, qu'on garde le ballon, on est récompensés. » Bien sûr, les Bordelais ont aussi bénéficié, au cours de leurs dernières sorties, d'un brin de réussite. Mais il ne peut expliquer à lui seul leur capacité soudaine à traduire leur domination par des buts, ce qui leur avait souvent manqué, au cours de la première partie de saison.

« Se créer des occasions, c'est bien, mais le plus dur, c'est de marquer, souligne Laurent Blanc. Les joueurs ont compris qu'il fallait faire mal à l'adversaire, pour se mettre à l'abri d'une erreur individuelle. » Face au PSG, le coach bordelais n'a pas mégoté sur la puissance offensive, puisqu'il a titularisé Jussiê au milieu, dans un schéma à deux meneurs de jeu. « Il a la même technique que Gourcuff, estime Wendel. Avec lui, l'équipe est encore plus à l'aise. » « Si l'animation dépend de plusieurs joueurs, c'est encore mieux », ajoute Blanc, qui se réjouit : « Quand on vient voir un match Bordeaux, on est sûr de voir des buts ! » ■ R. B.