France-Ukraine : Giroud et les Bleus se font un petit festin contre un adversaire bien conciliant

FOOTBALL Les Bleus ont explosé une bien faible équipe ukrainienne en match amical à Saint-Denis (7-1)

Julien Laloye

— 

Olivier Giroud a dépassé Platini face à l'Ukraine.
Olivier Giroud a dépassé Platini face à l'Ukraine. — Francois Mori/AP/SIPA

Au Stade de France,

L’Ukraine y a mis du sien, bien évidemment, avec une moitié d’équipe en quarantaine et l’autre qui n’avait pas envie d’être là, mais quand même. Cela faisait un bail qu’on avait pas pris un pied pareil avec les Bleus, qui ont pris une bonne dose de confiance avant le Portugal dimanche en réussissant un festival offensif (7-1).

Le losange, plus qu’un one shot ?

C’est le moment de se lancer des fleurs, puisqu’on avait demandé à Didier Deschamps pourquoi il ne tentait pas le losange  plutôt que le 3-5-2 crapoteux, avec tous les milieux de talent qu’il avait à sa disposition. Le sélectionneur avait répondu qu’il essaierait un jour, en sachant que ce jour arriverait dès le lendemain, le coquin. C’était sans Kanté et sans Pogba, mais avec Aouar et Camavinga, qui fêtaient ensemble leur première titularisation. Aligné en dix, le Lyonnais a été le moins à l’aise, même s’il est impliqué sur le deuxième but de Giroud. L’ensemble a été plaisant, cela dit, et les latéraux bien plus convaincants que le mois dernier. Mais il y a eu des trous d’air derrière, un peu trop, et cela demande un adversaire un peu moins démuni pour savoir si le losange peut devenir une solution durable dans l’esprit de DD. Le connaissant, on est dubitatifs.

Olivier Giroud, plus que Platoche

Que dire sur la Gire à part s’incliner bien bas et se rendre sans faire de manières sur les conditions. Qu’il joue à deux avec Martial ou Mbappé, qu’il joue seul en pointe, qu’il ne joue pas en club, l’avant-centre des Bleus s’en cogne. Il plante, encore et encore. Capitaine pour sa centième sélection, un chiffre déjà énorme en soi, l’avant-centre des Bleus voulait égaler Platini « le plus vite possible ». Et le bougre n’a pas traîné. Une superbe frappe enveloppée du gauche (25e), et une tête plongeante de raccroc (33e), c’en était déjà fini de Platoche, 42 buts à 41. Pas très chrétien pour les Ukrainiens, mais l’homme a ses objectifs et il s’y tient. Le prochain, en dehors de gagner l’Euro of course ? Allez chercher le mythique Titi Henry et ses 51 buts en équipe de France. C’est encore loin ? Méfiez-vous.

Camavinga, plus qu’un remplaçant ?

Lui non plus, il ne faut pas lui parler d’âge. Camavinga n’a pas encore découvert la Ligue des champions qu’il trouve déjà les moyens de nous mettre le doute. Ne faut-il pas déjà, comme Mbappé en son temps, celui des moins de 20 ans, lui réserver une place bien au chaud dans le onze tricolore ? Dans un schéma qu’il ne pratique pas à Rennes, le milieu récupérateur-buteur-meneur a encore bluffé la maigre assistance du Stade de France sur l’heure que lui a accordée DD, avec en prime un but sublime, sorte de bicyclette contrôlée dans les six mètres pour ouvrir le score, qui lui permet de dépoussiérer un record vieux comme la France Pompidolienne: buteur à 17 ans et 10 mois, il fait bien mieux qu’un certain Georges Lech, en 1963. La formation tricolore est une bénédiction sans fin.