Finale NBA : Le Heat se relance grâce à un triple-double aérospatial de Jimmy Butler

BASKET Le triple-double à 40 points de Butler a grandement aidé Miami dimanche soir

W.P, avec AFP

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Jimmy Butler a été grandiose
Jimmy Butler a été grandiose — Mark J. Terrill/AP/SIPA

Les hommes mentent, les chiffres non. Vous connaissez sûrement cet adage stupide et l’on reconnaîtra volontiers que dans le cas de Jimmy Butler, il y a une grande part de vérité. Le leader du Heat a pris les choses en main en l’absence de Bam Adebayo et Goran Dragic en s’offrant un triple double de l’espace (40 pts, 11 rbds, 13 passes) pour mener les siens vers la victoire contre les Lakers (115-104). Miami revient par la même occasion à 2-1 face à un LA​ qu’on disait bien parti pour rouler sur la finale.

Mais revenons à Butler. Après le match 2, il avait enjoint les siens à ne pas abandonner, à jouer plus dur. Il a montré l’exemple et ses partenaires l’ont suivi pour parvenir à relancer cette finale. Cela s’est vu sur le parquet. Dans son sillage, Kelly Olynyk et Tyler Herro ont ajouté 17 points chacun. Et surtout : Miami a mieux joué que son adversaire, a mis plus d’ingrédients aussi, faisant montre de l’envie de ceux qui ne veulent pas dire leur dernier mot, sous peine de rentrer très vite chez eux.

LeBron James costaud, Davis à la bourre

Le Heat a toujours dominé, ne laissant aux Lakers le loisir de mener que rarement et de très peu de points. Ces derniers n’ont fait illusion que grâce à l’implication encore totale de LeBron James, qui a encore tutoyé le triple double (25 pts, 10 rbds, 8 passes). Le « King » a tenu la maison quand Anthony Davis vivait une première période catastrophique, perdant 5 ballons, prenant 3 fautes assez tôt, ce qui a de surcroît limité son temps de jeu et perturbé le bon déroulement du plan offensif des Lakers.

En seconde période, AD s’est réveillé (15 points) mais pas autant qu’il aurait fallu, tant et si bien qu’il a été loin de ses standards habituels. Et cela a fait la différence sur le plan comptable. L’heure n’est pas encore aux doutes côté L.A., mais ce revers résonne comme un avertissement tant les Californiens ont parfois manqué d’énergie et d’application.