Le mois décisif de Jean-Baptiste Grange

SKI Le slalomeur de Valloire aborde mardi une période charnière dans la conquête du globe de cristal...

R.S., avec agence

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Jean-Baptiste Grange, nouvelle coqueluche du ski français qui achève samedi à Bormio son ascension du toit du monde, a toutes les cartes en mains pour empêcher l'Italien Manfred Mölgg d'arriver en haut avant lui et le priver d'un globe de slalom tant attendu.
Jean-Baptiste Grange, nouvelle coqueluche du ski français qui achève samedi à Bormio son ascension du toit du monde, a toutes les cartes en mains pour empêcher l'Italien Manfred Mölgg d'arriver en haut avant lui et le priver d'un globe de slalom tant attendu. — Hrvoje Polan AFP/Archives

Six courses en un mois, autant de podiums à gravir et un dossard de leader la Coupe du monde à défendre. Avant d’aborder les championnats du monde de Val d’Isère début février, Jean-Baptiste Grange n’a pas le temps de chômer. A peine revenu de Moscou, où toutes les stars de sa discipline étaient en exhibition, le skieur de Valloire s’arrête à Zagreb, mardi, pour la première étape de son périple. Un slalom en nocturne sur la piste de Sljeme qui fut le terrain de jeux des enfants Kostelic.

Face à l’enfant du pays, Ivica, mais aussi Bode Miller, Mario Matt ou Beni Raich, le Français sait qu’il entame une période charnière de sa saison, à coup sûr décisive dans sa quête d’un globe de cristal. «L'enchaînement va être important à gérer. Tactiquement, il faut soigner la récupération. Je sais que je suis bien en place, que je skie bien. Les Mondiaux, je n'y pense pas vraiment. Quant aux impasses, la seule que je peux faire, ce serait de ne pas courir le combiné de Kitzbühel (Autriche). La décision sera prise en fonction du résultat au combiné de Wengen (Suisse).»

Un an après

De Zagreb à Garmisch-Partenkirchen, en passant par la prestigieuse piste de Schladming, un total de 600 points est mis en jeu sur les 1.000 de la saison entière en slalom. La saison dernière, le médaillé de bronze des derniers championnats du monde avait plutôt bien négocié son début d’année. Il s’y était même révélé en remportant trois slaloms (Alta Badia, Wengen et Kitzbühel) et un super-combiné (Wengen), ses premières victoires en Coupe du monde.

«Quand vous n'avez jamais gagné, et que d'un coup vous remportez quasiment toutes les courses du mois de janvier, ça chamboule un peu au niveau mental et il est normal que cela retombe», se souvient le skieur de 24 ans. Avec une année d’expérience en plus, Grange n’aspire désormais qu’à retrouver sa trace de la saison passée.