Luc Alphand: «Ce Dakar va en surprendre quelques-uns»

DAKAR Quand Alphand rêvait d'une deuxième victoire...

M.Go.

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Le pilote français de Mitsubishi, Luc Alphand, à Buenos Aires, juste avant du départ du Dakar, le 2 janvier 2009.
Le pilote français de Mitsubishi, Luc Alphand, à Buenos Aires, juste avant du départ du Dakar, le 2 janvier 2009. — AFP
De notre envoyé spécial à Buenos Aires

(Interview réalisée avant l'abandon de Luc Alphand, lors de la 6e étape)

Vainqueur en 2006 et deuxième en 2005 et 2007, Luc Alphand est peu à peu en train de devenir un ancien du Dakar. Sa première participation au rallye remonte à 1998 et l'ancien skieur va donc fêter en Argentine et au Chili les 10 ans de sa nouvelle carrière. Au volant du nouveau Lancer diesel de Mitsubishi, il ne cache pas ses ambitions et évoque les pistes d'Amérique du Sud qu'il connaît déjà.
Dakar2009

Etes-vous étonné par l'accueil des Argentins?

Non j'ai déjà participé deux fois à La Stampa (un rallye-raid qui se court en Argentine) et à chaque fois le public était très enthousiaste. C'est encore plus impressionnant lors des étapes du WRC où ils se massent sur le bord des routes. Les Argentins sont des passionnés de mécanique. Ils habitent un pays très désertique et assez rural. Les paysans utilisent des camions ou des pick-up. Alors forcément, nos voitures tout-terrain ne sont pas courantes et ils s'y intéressent beaucoup. Il y a déjà eu pas mal de monde lors des vérifications techniques et c'est probable qu'il y en ait beaucoup plus sur certains bivouacs.

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Que redoutez-vous sur ce Dakar?
Il va y avoir quelques gros morceaux. Il y a beaucoup de pilotage. Les pilotes se fatigueront à force de donner des tours de volant et la chaleur risque d'être pénalisante. Dès la première semaine, les deux étapes de plus de 600 km (Voir la carte du parcours ici) seront très dures avec des grosses parties de sable que j'ai découvertes lors de La Stampa. Il ne faut pas s'y tromper, c'est un vrai Dakar et ça peut en surprendre quelques-uns qui pensent qu'ils ne rouleront que sur des pistes.

Le Lancer est le premier prototype de course à moteur diesel que Mitsubishi produit. Quelles sont vos sensations à son bord?
Le Lancer est une voiture bien née. Nous avons beaucoup travaillé sur la répartition des masses et le châssis est superbement équilibré. Le passage au diesel change pas mal de choses: la voiture fait moins de bruit, elle a plus de couple et est plus confortable. J'espère que la fiabilité sera au rendez-vous.

Vous avez participé à votre premier Dakar en 1998. Avez-vous toujours l'impression de progresser?

La marge se réduit de plus en plus. Mais je peux encore grignoter. Au niveau de l'engagement et même de la technique où j'apprends encore quelques trucs.

Quels sont vos objectifs personnels?
Quand on appartient à un team comme Mitsubishi, il n'y a que la victoire qui est envisageable. Nous sommes clairement sur ce Dakar pour gagner et écraser Volkswagen. A titre personnel j'ai fait deux fois 2e et une fois 1er, alors bien sur que mon objectif minimum est d'être sur le podium.