Bal tragique à Nungesser, deux morts
FOOT•Notre correspondant a regardé Valenciennes-Sochaux (2-2). Il témoigne...Antoine Maes
C'est un drôle de duel, qui a fini par accoucher de la rencontre la plus bordélique de la saison. Samedi soir, Valenciennes et Sochaux, les deux derniers du classement, se partagent le butin (2-2) et laissent la lanterne rouge à Saint-Etienne.
Un score qui fait des deux clubs les favoris des pronostics pour la relégation, après un match sans queue ni tête. «Pour résumer, ça va être long» soupire Francis Gillot, le coach sochalien, dès la fin du match. Nungesser, transformé en congère par une tempête de neige, assiste d'abord à 35 minutes consternantes de la part de son équipe. A la 37e minute, Belmadi se procure pourtant la plus belle opportunité nordiste: un lob claqué par Richert en corner. Sur le contre, Sochaux oblige Bisevac à une passe en retrait vers Penneteau. Le gardien valenciennois loupe sa relance, et Abardonado envoie Erding au but (0-1, 38e).
«Reviens Savidan!»
La suite, c'est un cirque complet. Les supporteurs Nordistes scandent le nom de Steve Savidan, puis réclament la démission d'Antoine Kombouaré, qu'on sent bien seul dans son grand rectangle, à ce moment-là. La pause aurait dû arriver à point-nommé. Sauf qu'Abardonado, remplacé, quitte le stade sans demander son reste, mais très en colère. «C'est un sensible, il s'est excusé, calmement, et a dit qu'il ne pouvait pas continuer» détaille Antoine Kombouaré, l'entraîneur valenciennois.
«Ils se sont crus au Nou Camp. Et derrière, on s'en mange un»
Dans ces instants, on voit mal comment les Nordistes peuvent s'en sortir. D'autant que le public continue de taquiner son équipe. «Justement. Les supporteurs chambraient, faisaient des olas. Mes joueurs se sont enflammés, ils se sont crus au Nou Camp. Et derrière, on s'en mange un» explique Francis Gillot. Et un sacré: Saez, des 25 mètres, envoie une frappe pleine de rebonds foireux, qui enfument Richert (1-1, 63e). Et cinq minutes plus tard, Audel n'a besoin de rien pour trouver la lucarne sochalienne (2-1, 61e).
«Personne n’est content»
C'est trop d'émotion pour le jeune Lacourt, qui assassine un défenseur doubiste, et récolte son 2e jaune, ce qui fait rouge (71e). C'était déjà dur à 11, ce sera impossible à 10, Privat égalisant de la tête (2-2, 87e). Le money-time ne ressemble à rien: Sochaux aurait mérité un penalty, et le VAFC aurait dû conclure deux contre, sans le talent de Richert. «Je pense que personne n'est content» conclut Nicolas Penneteau, le gardien valenciennois.



















