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FOOTBALLDidier Gailhaguet réunit un conseil fédéral samedi

Violences sexuelles dans le patinage: Gailhaguet vers la démission? Le président de la FFSG réunit un conseil fédéral samedi

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Le conseil fédéral est la seule instance qui peut destituer le président
Didier Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace, lors de sa conférence de presse le 5 février 2020.
Didier Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace, lors de sa conférence de presse le 5 février 2020.  - J.E.E/SIPA
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Didier Gailhaguet va-t-il démissionner​ ? Le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) a convoqué un conseil fédéral samedi matin, en plein scandale de violences sexuelles dans le patinage, a-t-on appris de sources concordantes.

Le conseil fédéral est la seule instance qui, selon les statuts de la FFSG, peut destituer le président, par un vote à la majorité des deux tiers des 31 membres, à condition que la question soit mise à l’ordre du jour.

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«C'est un conseil fédéral exceptionnel qui a été convoqué par Didier Gailhaguet à la demande de la présidente du conseil fédéral», a expliqué ensuite à l'AFP Me Guy Paris, l'avocat de la FFSG. Le conseil devrait débuter à 10h00. «C'est un point d'information pour savoir où on en est par rapport aux vélléités de la ministre de le virer (Didier Gailhaguet)», a ajouté Me Paris. Interrogé quant à l'éventualité d'une possible destitution de Didier Gailhaguet par le conseil fédéral, il a répondu: «ce n'est pas à l'ordre du jour mais tout est ouvert, il va y avoir une explication».

Sous pression du ministère

Gailhaguet, à la tête du patinage français depuis plus de vingt ans presque sans discontinuer, est sous pression depuis que la ministre des Sports Roxana Maracineanu l'a appelé à la démission lundi à la suite des accusations de viols et d'agressions sexuelles formulées par plusieurs ex-patineuses, dont l'ancienne championne Sarah Abitbol, à l'encontre de différents entraîneurs entre la fin des années 1970 et le début des années 1990.

A l'appel de Maracineanu, il a répondu mardi qu'il attendrait les conclusions de l'enquête administrative annoncée par la ministre «avant de prendre une décision». Il a toutefois concédé jeudi, pour la première fois, qu'il démissionnerait si «c'est le seul moyen de débloquer» la situation.

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