Athlétisme: Le docteur Jean-Michel Serra, compagnon d'Ophélie Claude-Boxberger, licencié par la fédération

ATHLETISME La Fédération lui reproche plusieurs fautes graves

N.C. avec AFP

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Le docteur Serra, médecin fédéral et compagnon d'Ophélie Claude-Boxberger, contrôlée positive à l'EPO, a été licencié par la FFA le 18 décembre 2019 (photo d'illustration).
Le docteur Serra, médecin fédéral et compagnon d'Ophélie Claude-Boxberger, contrôlée positive à l'EPO, a été licencié par la FFA le 18 décembre 2019 (photo d'illustration). — ANDREJ ISAKOVIC / AFP

Le Dr Jean-Michel Serra, patron du service médical de la Fédération française d’athlétisme dans la tourmente depuis la révélation de sa relation avec Ophélie Claude-Boxberger, contrôlée positive à l'EPO, a été licencié par la FFA, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier. Jean-Michel Serra a reçu une lettre de licenciement « pour fautes graves », a indiqué cette source, confirmant une information du Parisien.

Le médecin avait été épinglé en juin pour s’être inquiété auprès de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) du nombre de contrôles subis par Ophélie Claude-Boxberger, sans en informer sa hiérarchie. Après l’avoir sanctionné d’un blâme pour sa prise d’initiative individuelle, la FFA avait toutefois décidé de renouveler sa « confiance » en son médecin à deux mois des Mondiaux de Doha.

Jean-Michel Serra avait ensuite dû quitter précipitamment la délégation française à Doha après la révélation sur les réseaux sociaux de sa relation avec Ophélie Claude-Boxberger, qu’il avait niée jusque-là. Il était depuis en « congés maladie ». Le contrôle positif à l'EPO subi par la spécialiste du 3000 m steeple n’avait fait qu’aggraver son cas, poussant le comité directeur de la FFA à dissoudre sa commission médicale, le 22 novembre.

La relation sentimentale de l’athlète avec Jean-Michel Serra a conduit l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) à signaler les faits au Parquet de Paris, qui a ouvert une enquête préliminaire le 14 octobre. Dans le courrier lui signifiant son licenciement, la FFA reproche au médecin « des manquements inacceptables à [ses] obligations contractuelles », « une attitude critique et désinvolte » et des faits de harcèlement moral et physique dont il dit avoir été témoin mais qu’il n’a jamais fait remonter à sa hiérarchie.