Dakar 2020 : Alcool interdit, amours discrètes et peine de mort pour la drogue, le règlement surprenant de la course en Arabie Saoudite

AUTOMOBILE Le rallye-raid déménage au Moyen-Orient et doit s'adapter aux habitudes locales

J.L.

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Andrea et Stéphane Peterhansel célèbrent leur victoire lors de l'édition 2014 au Chili.
Andrea et Stéphane Peterhansel célèbrent leur victoire lors de l'édition 2014 au Chili. — FRANCK FIFE / AFP

Première fois que ce qu’on appelait il y a si longtemps le Paris-Dakar met les pieds en Arabie Saoudite après plusieurs éditions consécutives en Amérique du Sud. Et première fois aussi, du coup, que l’organisation est obligée de préciser certaines règles quant aux usages et à la législation particuliers du pays qui accueille l’évènement.

Pas de drogue et pas de bisous

RMC et Marca, qui ont jeté un œil au règlement d’une grosse dizaine de pages proposé aux participants, ont déniché quelques perles. Les meilleures ? Interdiction de consommer de l’alcool et du porc (évident), alors que la caravane a l'habitude d'offrir du vin et de la bière, interdiction d’importer des « produits culturels illicites » (autrement dit pas de porno dans les tentes), et pas de petit joint pour se détendre au bivouac, car la peine de mort est toujours appliquée en Arabie Saoudite pour la détention et consommation de drogue.

Quoi d’autre ? L’organisation a réussi à négocier afin que les femmes ne soient pas obligées de se voiler, mais ces dernières sont invitées à se vêtir de manière décente « pour ne pas offenser », et à se couvrir les épaules et les genoux en permanence.​ Enfin, les manifestations sentimentales un peu trop enthousiastes étant elles aussi prohibées par la loi saoudienne, on conseille au couple Peterhansel (et aux couples plus occasionnels) de ne pas trop se faire de papouilles en public. Notez tout de même que ça aurait pu être pire : le royaume autorise dorénavant les touristes en couple à partager la même chambre d’hôtel même s’ils ne sont pas mariés. On n’arrête pas le progrès.