Valence-Losc : Largement battu, Lille est éliminé de la Ligue des champions

FOOTBALL Lille a coulé en Espagne (4-1) après avoir pourtant dominé jusqu'à l'heure de jeu

Francois Launay

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Les Lillois ont craqué en deuxième mi-temps
Les Lillois ont craqué en deuxième mi-temps — AFP

Voilà, c’est fini.Battu dans les grandes largeurs à Valence (4-1), le Losc peut dire adieu à son aventure européenne cette saison. Dernier de son groupe avec un point, le club nordiste compte six points de retard sur ses trois adversaires du groupe à deux journées de la fin.

Si mathématiquement, Lille a encore une infime chance de passer en Ligue Europa via un improbable concours de circonstances, la raison pousse à dire que le Losc en a déjà fini avec l’Europe cette saison. Un vrai gâchis alors que paradoxalement, les hommes de Galtier n’auront jamais démérité dans leurs quatre matchs. Mais il aura manqué à chaque fois le petit truc en plus qui vous fait déplacer les montagnes. Cruel mais logique.

Lille se mord les doigts, le bras de Fonte et le pied de Soumaoro

Malgré l’absence d’Ikoné, victime d’un accident de voiture lundi et laissé en tribunes par précaution, le club nordiste a bien failli réaliser le coup parfait. Comme souvent cette saison, Victor Osimhen a joué le rôle de l’architecte en chef. Lancé dans le dos de la défense espagnole par André, l’attaquant de 20 ans a ouvert le score (25e) et récompensé son équipe d’un excellent début de match. Une efficacité que n’aura pas eue Rémy (40e) ni André (50e) et encore moins Yazici (53e) qui a raté la balle du k et changé la face du match. Car derrière, Valence a fini par se réveiller. La faute à un bras de Fonte qui a touché le ballon involontairement. Penalty sévère sifflé et transformé d’une panenka par Parejo (65e) avant une fin de match aux airs de calvaire. Celik débordé et Soumaoro (CSC) malheureux vont provoquer le deuxième but de Valence (82e) avant une frappe lunaire de Kondogbia (84e) et un but final de Torres (90e) en guise de tombeau des illusions.

Maignan a longtemps marché sur l’eau avant de couler

Pendant une heure, on a cru que rien ne pouvait lui arriver. Avant de s’incliner sur ce maudit penalty, Mike Maignan aura sorti le grand jeu aux Valencians. Que ce soit dans les airs ou sur sa ligne, le gardien lillois a longtemps joué les sauveurs. Mention spéciale à sa fin de première mi-temps où il aura écœuré à lui seul les attaquants espagnols. Son arrêt réflexe sur une frappe à bout portant de Parejo est un modèle du genre (45e). Mais ça, c’était avant une fin de match en eau de boudin où le gardien a été lâché par sa défense.

Lille ne sait pas voyager

Cette nouvelle défaite prouve une nouvelle fois à quel point le Losc n’aime pas voyager. Depuis le 31 mars et un succès à Nantes en Ligue 1, Lille ne s’est plus imposé hors de ses bases. Sept mois de désillusions et douze matchs d’affilée toutes compétitions confondues sans victoire hors de ses bases. Insuffisant en championnat et rédhibitoire en Ligue des champions où il faut réaliser des exploits pour rêver. Lille peut redescendre sur terre.