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Sessegnon, un pied entre deux mondes

Sessegnon, un pied entre deux mondes

FOOTDepuis 4 matchs, Sessegnon explose au PSG...
Matthieu Goar

Matthieu Goar

Dimanche soir, dans les escaliers du Parc des Princes qui conduisaient les supporters parisiens vers la sortie, un nom contaminait les conversations. Celui de Stéphane Sessegnon. Depuis deux matchs à domicile, les habitués de la Porte de Saint-Cloud découvrent le Béninois de 24 ans. Certains le comparent déjà à un autre Africain qui a marqué le PSG: Jay-Jay Okocha.



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Peut-être à cause de son premier but marqué sous les couleurs parisiennes à Sochaux: une frappe pure que n’aurait pas reniée le Nigérian.


Plus sûrement grâce à sa technique et son volume de jeu. Acheté au Mans pour 8 millions d’euros, le milieu a déjà joué les quatre premiers matchs de la saison (348 minutes). La plupart du temps en soutien de l’attaquant, dimanche soir en milieu défensif pour palier l’absence de Makelele: «Ce qui est intéressant, c’est sa polyvalence. Il ne perd pas beaucoup de ballons, il va toujours vers l’avant, il passe, il peut marquer, analyse Vincent Guérin. Je le vois typiquement dans un rôle de milieu relayeur entre la défense et l’attaque, pas vraiment un numéro 10, ni un numéro 6.» Parole d'un spécialiste de l’entrejeu parisien.

A Cotonou, personne ne s’étonne


Si le Parc découvre ce père de trois enfants, d’autres Franciliens supportent depuis longtemps Sessegnon. A 20 ans, en 2004, le jeune espoir des Requins de l’Atlantique du Bénin débarque en Europe. L’US Créteil-Lusitanos le teste et lui offre son premier contrat. Son compatriote Abou Maïga, toujours attaquant à Créteil, l’a accompagné durant cette période: «A Créteil, il s’est tout de suite mieux adapté que nous. A Cotonou, ça n’étonne personne ce qui lui arrive. Depuis qu’on est tout petit, on l’appelait tous Diego tellement il était fort avec un ballon au pied. Nous avons suivi deux destinées différentes mais je continue à le voir presque tous les week-ends.»


Sessegnon n’a pas oublié son premier club européen. Mardi 9 septembre, lors du match Créteil-Brest en Coupe de la Ligue, il est venu se fondre au milieu des 300 spectateurs du stade Duvauchelle pour soutenir ses anciens coéquipiers qui l’ont emporté 2-1. Dimanche lors de PSG-Nantes, ce sont des émissaires de l’Inter Milan, du FC Séville et de Chelsea qui se sont installés dans les tribunes du Parc pour l’observer. Sessegnon est encore entre deux mondes. Peut-être plus pour longtemps.