FOOT - Le PSG bat Nantes 1-0...
Depuis deux saisons, entre nuls soporifiques et défaites effrayantes, le Parc n’était plus vraiment un lieu d’espoir pour les joueurs du PSG. Les Parisiens y rentraient les jambes flageolantes et en sortaient sous les sifflets. Dans le foot, il faut croire que les saisons se suivent toujours mais ne se ressemblent pas forcément. Dimanche soir, à l’entrée des équipes, ce sont les Nantais qui cachaient une boule au ventre. Dernier de Ligue 1 avec un maigre point, les hommes du nouveau coach Elie Baup étaient à Paris pour ramener quelque chose. Une victoire, le point du nul, des actions de jeu… Qu’importe. Au moins des raisons d’espérer.
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Ils ont ramené une défaite et peu d’espoirs. Sur la pelouse parisienne, les Nantais n’ont ni trouvé des solutions, ni prouvé leur motivation. Aucun tir cadré jusqu’à la 85e minutes, un impact physique réduit, un bloc hétérogène qui laissait des espaces béants aux déboulés de Giuly et Rothen…
Kezman embrase le Parc
Sur la route du retour et des interrogations, Elie Baup rapportera sous sa casquette un très mauvais souvenir: celui d'un Hoarau intenable. La recrue parisienne est un poison d’1, 92 m, le point de mire idéal des centres de Rothen. Dès la 6e minutes, N’Daw bousculait le géant. Pénalty. Pour son premier match au Parc, Mateja Kezman se faisait un plaisir d’embraser les virages. La table était mise et le menu prévisible vu la différence de niveau entre les deux formations.
Au bout de 90 minutes et après un arrêt décisif de leur ancien gardien, Mickaël Landreau, sur un tir de Bekamenga, les Canaris se sont fait croquer comme des oisillons par des Parisiens revigorés et affamés par deux années de jeûne.
Le PSG, cador de la Ligue 1?
Troisième du championnat de Ligue 1 dimanche soir après cette victoire, les joueurs parisiens sont sortis la tête haute du Parc. Les Nantais sous les regards consternés de leurs supporters. Reste maintenant à savoir si c’est le PSG qui est devenu un cador de la Ligue 1 ou si c’est Nantes qui se traîne désespérément un niveau de Ligue 2. Les deux hypothèses n’étant pas incompatibles.
Matthieu Goar