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«Un challenge pour finir ma carrière» Stravius raconte son quotidien à Nice

Natation: «Un challenge pour finir ma carrière», Jérémy Stravius raconte sa nouvelle vie niçoise

SOUS L'EAULe nageur est sélectionné pour les Mondiaux-2019 sur 50 mètres dos et relai 4x100 mètres
Mathilde Frénois

Propos recueillis par Mathilde Frénois

Quand on a téléphoné à Jérémy Stravius, c’était le 1er-mai. On aurait pu penser que le nageur profitait de la Fête du travail pour se reposer. Erreur : il sortait tout juste d’un entraînement de taekwondo. Ce sport de combat fait partie des bouleversements dans la vie de Jérémy Stravius depuis qu’il est arrivé à Nice en septembre. Il revient pour 20 Minutes sur son nouveau quotidien à l' Olympic Nice Natation (ONN).

Pourquoi avoir fait le choix de quitter Amiens pour Nice ?

Au départ, la situation s’imposait car mon entraîneur allait à Paris. Il fallait absolument que je parte pour performer. Et je ne regrette pas d’être venu car c’est un challenge pour finir ma carrière ici. Et un beau cadre.

Vous parlez du beau temps ?

En partie. Le fait de s’entraîner à l’extérieur évite de passer tout l’hiver à tousser à cause de la chloramine. Mais aussi pour pleins d’autres choses : le cadre change beaucoup. Le fait d’avoir une piscine réservée aux nageurs et de ne pas partager les entraînements avec le public est un confort. Le fait d’avoir son vestiaire pour soi aussi. En termes d’esprit d’équipe, il y a toujours une bonne ambiance dans le groupe. On est cinq nageurs internationaux : ça élève un peu le niveau de l’entraînement.

Vous n’avez pas eu de mal à vous intégrer dans le groupe ?

Je m’y retrouve bien. Je sais m’adapter. On se tire la bourre. Et je connais bien Charlotte Bonnet aussi.

Quelle relation entretenez-vous avec votre nouvel entraîneur Fabrice Pellerin ?

Il a eu de l’appréhension avant ma venue. J’ai dû insister car il a l’habitude de former des jeunes. Je n’entre pas du tout dans ce modèle. Ce n’était pas forcément évident. Mais je complète le groupe et je peux apporter des choses aux autres. Lui de son côté, il découvre autre chose car je ne démarre pas de zéro.

Vous ne passez pas tout votre temps dans la piscine… Comment se passent les cours de taekwondo ?

On en sort ! C’est bien de ne pas rester toujours dans le même environnement et de se délester du côté natation, tout en gardant l’aspect physique et cardio. Ça essouffle pas mal le taekwondo ! Le côté mental joue beaucoup aussi. On peut se libérer, lâcher la pression qu’on a, ou pas. Il faut donner des coups contre un mannequin. Ce matin par exemple, on s’est défoulé un peu. On extériorise et on décompresse. Mais il faut rester vigilant, concentré et garder ses réflexes.

Êtes-vous satisfait de vos championnats de France ?

Dans l’ensemble oui car je suis venu chercher une qualification. Et je l’ai obtenu sur 50 mètres dos et relais 4x100 mètres. Après j’aurais aimé aussi être qualifié pour le 100 mètres nage-libre et le papillon. Ce n’est pas le cas. Je me rapproche de 2 dixièmes.

Quels sont vos objectifs de la saison ?

Travailler ce retour de course et progresser. Et les Mondiaux bien sûr.