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Opération commando pour les Bleus

Opération commando pour les Bleus

FOOTComment remobiliser un groupe en trois jours...
PK

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A peine le temps d’encaisser la grosse désillusion de Vienne que Raymond Domenech doit se remettre à l’ouvrage. Le sélectionneur n’a plus que quelques heures pour transformer une formation apathique en équipe intouchable. Pas vraiment du tout cuit, mais la survie de sélectionneur à son poste est à ce prix. Par quels chantiers devrait-il commencer?

Remodeler la défense?

Un pénalty, deux coups franc lointains. Les coups de pieds arrêtés sont depuis longtemps le cauchemar des Bleus. Samedi, ils ont surtout montré les lacunes de l’arrière-garde newlook de Raymond Domenech. Mandanda cloué sur la ligne, Philippe Mexes qui préfère le judo au foot, William Gallas incapable de dégager un ballon, les erreurs individuelles ont coûté cher. Faut-il pour autant remanier une défense qui s’installe. La dernière fois que Raymond Domenech l’a fait, en replaçant Abidal dans l’axe face à l’Italie à l’Euro, les conséquences avaient été désastreuses (un penalty et un carton rouge). Ironie de l’histoire, le favori pour remplacer Philippe Mexès en cas de disgrâce n’est autre que… Eric Abidal.

Retrouver un état d’esprit conquérant?

Face à l’Autriche, les Bleus ont semblé friables mentalement, manquant de ressources morales pour relever la tête. Sans leader, les Bleus manquent de repères. Les choses peuvent-elles changer en trois jours? A défaut de Yannick Noah, période PSG, la venue de Fabien Barthez lundi peut servir de prise de conscience. «J'avais envie qu'il partage son vécu, qu'il passe une journée d'entraînement avec les joueurs, pour qu'il leur fasse respirer le haut niveau et qu'il vienne de temps en temps pour les resituer, leur montrer comment on passe du statut de «rien» à gardien professionnel dans un grand club et puis à international», explique Raymond Domenech. Pas sûr que cela soit suffisant.

Changer d’animation de jeu?

Une relation Henry-Benzema encore balbutiante, un manque de percussion sur les côtés, deux milieux défensifs qui peinent à aller de l’allant… A Vienne, le 4-4-2 de Raymond Domenech a montré les mêmes faiblesses qu’à l’Euro. Inquiétant avant d’aborder un match couperet. Mais le frileux Domenech répugnera peut-être à installer un vrai meneur, et confier les clés du camion bleu à Nasri ou Gourcuff.

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