Jets de bouteilles, crachats, cris de singe... Le Français Edwin Jackson raconte l'enfer vécu par son équipe à Belgrade

BASKET Le Français et ses coéquipiers de Podgorica ont vécu un déplacement mouvementé du côté de l'Etoile Rouge de Belgrade

A.L.G.

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Edwin Jackson, sous le maillot de l'équipe de France.
Edwin Jackson, sous le maillot de l'équipe de France. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Edwin Jackson a certainement vécu le pire jour de sa carrière sportive lundi soir, alors qu’il disputait le match 5 de la finale de l’ABA League (la Ligue adriatique) avec son club du Buducnost Podgorica (Montenegro). En déplacement sur le parquet de l’Etoile Rouge de Belgrade, le meneur de jeu français a expliqué avoir été pris à partie et victime d’insultes racistes de la part de supporters serbes présents ce soir-là. Et on ne parle pas d’une mini ambiance hostile, mais d’un enfer sur terre. Écœuré par ce qu’il a vécu avec ses coéquipiers, l’ancien joueur de l’Asvel a partagé son indignation sur les réseaux sociaux.

« C’est triste pour mon sport, a-t-il écrit sur son compte Instagram. Aujourd’hui, le basket est l’une des choses que j’aime le plus au monde. Se faire cracher dessus pas des fans sur le terrain, se faire cracher au visage, se faire jeter des briquets et des chaises sur le parquet et se faire traiter de singe pendant un match sera toujours inacceptable, peu importe où et quand. »

Une certaine idée de l’enfer

Son coéquipier Norris Cole a livré lui aussi un témoignage effrayant sur le site eurohoops.net. « C’était l’environnement de basket le plus inacceptable et non professionnel. La ligue ABA devrait avoir honte de ce qui s’est passé. Ils ont jeté des chaises, des boissons, des crachats, des feux d’artifice et d’autres objets sur le terrain et leurs fans ont couru sur le terrain en perturbant nos échauffements au point de nous obliger à quitter le terrain. Totalement dangereux et inacceptable. Le match n’aurait pas dû être joué. Mais ils ont menacé de nous déclarer forfait pour le championnat si nous ne revenions pas sur le terrain. »

Le club de Podgorica a publié un communiqué​ pour livrer une version similaire des faits, allant jusqu’à parler d’une « hystérie totale » dans la salle au moment où ses joueurs pénétraient sur le parquet. Le club fait la liste des objets lancés sur son équipe : « pièces de monnaie, batteries de téléphone, pierres, bouteilles pleines, pièces de balais, briquets, chaises. Une quarantaine de spectateurs sont entrés sur le terrain, sont venus sur le banc du Buducnost Voli, ont craché dessus et attaqué physiquement nos joueurs Cole, Earl Clark et Nemanja Gordic (qui) a été frappé avec une chaise ».