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Après l'argent, Sow must go on

Après l'argent, Sow must go on

L'argent fait son bonheur. Après sa défaite en finale face au Russe Alexei Tischenko (11-9) en moins de 60 kg, dimanche, Daouda Sow n'est pas prêt de souffler. Hier, il a été reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, c'est toute la ville de H...
Antoine Maes-  ©2008 20 minutes

Antoine Maes- ©2008 20 minutes

L'argent fait son bonheur. Après sa défaite en finale face au Russe Alexei Tischenko (11-9) en moins de 60 kg, dimanche, Daouda Sow n'est pas prêt de souffler. Hier, il a été reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, c'est toute la ville de Hem qui lui prépare un accueil digne d'un champion olympique : « Dans les coeurs, il l'est », souligne son entraîneur, Halim Zehrir, qui a toujours du mal à digérer le comptage des points des arbitres. « On a volé mon boxeur », s'emporte-t-il.

De son côté, Daouda Sow ne veut pas entrer dans la polémique. D'ailleurs, son emploi du temps de ministre l'en empêche pour le moment. « Je vous promets qu'il n'a pas pris la grosse tête, mais tout le monde veut lui parler, c'est très compliqué à gérer », souffle Tarik Baitar, le président du club de boxe hémois. « Lui vit tout ça tranquillement, il a vraiment les pieds sur terre. Ce n'est pas le genre à extérioriser », poursuit Halim Zehrir. N'empêche, les questions sont nombreuses, d'autant plus que personne, à part quelques proches, ne se doutait qu'il reviendrait de Chine couvert d'argent. Et plus qu'avec du métal, c'est avec une aura de héros que Daouda Sow va retrouver la région. « Il m'a dit qu'il voulait arrêter. Il peut aussi passer professionnel. Moi, j'aimerai qu'il continue en amateur, il lui reste des choses à prouver. Et aussi qu'il poursuive ses études. Vous savez, Daouda, il a plus de diplôme que son entraîneur », conclut Halim Zehrir, qui va maintenant devoir accueillir dans sa minuscule salle tous ceux à qui son boxeur a donné envie de mettre les gants.