Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Absalon et Péraud: «C'est encore meilleur à deux»

Absalon et Péraud: «C'est encore meilleur à deux»

O2008 – Après le doublé de vendredi en BMX, Absalon et Péraud offrent l'or et l'argent à la France en VTT...
Stéphane Colineau

Stéphane Colineau

Envoyé spécial à Pékin

L’air de rien, c’est une vraie rareté. Une conjonction de planètes qu’on n’avait plus observé dans le ciel sportif français depuis 1996, année de la finale olympique opposant Laure Flessel à Valérie Barlois.


Et voilà qu’en deux jours à Pékin, vendredi et samedi, Anne-Caroline Chausson et Laëtitia Le Corguillé réalisent le doublé olympique or-argent en BMX, et que Julien Absalon et Jean-Christophe Péraud en font de même en VTT.


Le Lance Armstrong du VTT, en moins sulfureux


Le titre obtenu par Julien Absalon samedi est tout sauf une surprise. Absalon est un peu le Lance Armstrong du VTT, en plus nature et moins sulfureux. Il a déjà remporté le titre olympique en 2004, les championnats du monde 2004, 2005, 2006 et 2007.


Seul le titre 2008 lui a échappé. « Je me suis présenté diminué par des chutes à répétition, rappelle Absalon après sa victoire samedi. Le jour J j’avais des cervicales de travers et un genou gonflé.»


«On a fait une course d’équipe»


Forcément la concurrence est écoeurée. «Aujourd’hui il était encore intouchable, admet Jean-Christophe Péraud, qui l’a laissé partir seul au 20e kilomètres: «On était tous les deux avec un Suisse, on a fait une course d’équipe. Mais je n’ai aucun regret de l’avoir laissé partir. Julien m’a encore pris du temps quand j’étais seul derrière lui, il était plus fort.»


Cédric Ravanel partage la chambre de l’extra-terrestre au village olympique: «Julien a la bonne approche, il était serein. Avec lui, tout est calculé au 1/10e. C’est ce qui lui permet d’être là aujourd’hui.» Finalement, seul Absalon jure que sa victoire était difficile à chercher.

Péraud est ingénieur


Si l’or était promis à Julien Absalon, la médaille d’argent de Jean-Christophe Péraud est une surprise. Agé de 31 ans, cet ingénieur a consacré beaucoup de temps et d’énergie à ses études puis à son métier. Jusqu’à ces derniers mois, le Toulousain restait employé par une filiale d’Areva. «Ils m’ont libéré pour me permettre de me concentrer à mon objectif», explique Péraud, qui est tout de même champion d’Europe 2005. Pari réussi. «J’avais à cœur de réussir. J’ai tout donné et c’est un rêve qui se réalise.»


«C’est un plaisir encore plus grand de gagner à deux», assurent Absalon et Péraud. Mieux que ça, c’est un exploit qui a sa place dans l’histoire du sport français.