Joël Abati: «On n'est pas là pour rigoler»
JO2008•Les handballeurs français arrivent aux Jeux avec de grandes ambitions...Propos recueillis par Pierre Koetschet (à Pékin)
De notre équipe à Pékin
Pour ses probables derniers Jeux, Joël Abati, dit «le révérend» n’a qu’un seul objectif. L’or…
De manière idyllique, évidemment (il rit)! Tous les athlètes qui rentrent dans le village olympique sont là pour obtenir une médaille. Bien, sûr, ce sera difficile, mais tout est possible.
Lors des derniers tournois, l’équipe de France a toujours buté sur le même cap…
Oui, les quarts. A Athènes comme à Sydney. C’est une expérience douloureuse. Beaucoup des gars de l’équipe étaient là (6 sur 15 à Sydney, 11 sur 15 à Athènes). Personne n’a oublié, et je suis persuadé que ces défaites vont finalement nous aider.
Et dans quel état êtes-vous? Comment s’est passé la préparation?
Pas trop mal, on vient de battre l’Espagne, qui est un de nos adversaires principaux. Mais bon, les matchs amicaux, c’est bien, mais ce n’est pas une fin en soi. Moi je ne veux pas être champion olympique des matchs amicaux.
Moi, je ne suis vraiment pas là pour rigoler. Je veux aller jusqu’au bout. On en a le potentiel. Quand on a conscience de ses qualités, il ne faut pas le cacher. Je ne veux pas paraître prétentieux, mais je le dis, une médaille autre que l’or ne me satisferait pas.
Je ne dis pas encore que ce sont mes derniers jeux. J’ai expliqué aux copains que si jamais on n’étaient pas champions olympiques, je pourrais bien continuer jusqu’à Londres (il sourit).



















